Les Saskatchewanais voteront lundi après une campagne plutôt terne

REGINA – Les électeurs de la Saskatchewan seront appelés aux urnes, lundi, après une campagne de 27 jours qui a donné lieu à peu de promesses générales et mis de l’avant des plateformes électorales plutôt minces.

La course est largement considérée comme un duel entre le Parti saskatchewanais du premier ministre sortant Brad Wall et le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan, qui formait l’Opposition au moment du déclenchement des élections.

Selon Charles Smith, qui enseigne les sciences politiques à l’Université de la Saskatchewan, les partis ont fait preuve durant la campagne d’un manque de vision par rapport aux grands enjeux.

M. Smith a affirmé que l’électorat ne semblait pas enthousiaste à l’idée de remplacer le gouvernement et que les formations politiques n’avaient pas réussi à susciter son intérêt avec les enjeux qu’ils avaient évoqués durant cette campagne plutôt tranquille.

Il a indiqué que la popularité de M. Wall expliquait en grande partie cette situation et que les Saskatchewanais ne ressentaient tout simplement pas le besoin de «changer le capitaine du navire».

Âgé de 50 ans, Brad Wall compte parmi les premiers ministres les plus populaires du pays dans les sondages et a essayé de se présenter comme le champion de la Saskatchewan durant la campagne.

Il a passé le plus clair de son temps à parler des réalisations de sa formation politique depuis son arrivée au pouvoir en 2007. Le Parti saskatchewanais a été créé dans les années 1990 grâce à une alliance entre libéraux et progressistes-conservateurs.

M. Wall soutient que son parti a fait la promotion de la province partout à travers le monde et a défendu ses intérêts sur la scène nationale.

Le Parti saskatchewanais a remporté plus de 60 pour cent des voix ainsi que 49 des 58 sièges du Parlement en 2011, n’en laissant que neuf au NPD. Cette fois-ci, il y a 61 circonscriptions en jeu.

Le chef du NPD, Cam Broten, qui fêtera ses 38 ans ce mois-ci et a pris la tête de la formation politique en 2013, a visité plus de la moitié de ces circonscriptions lors des derniers jours de la campagne.

Charles Smith a déclaré que, pour considérer ce scrutin comme un succès, le NPD devait mettre la main sur davantage de sièges.

«Une hausse de cinq à 14 sièges leur donnerait un peu d’élan, a-t-il commenté. Cela mettrait du vent dans les voiles de M. Broten, qui n’est encore qu’un débutant. Ceci est son premier vrai test. Dans un certain sens, affronter M. Wall et tenter de le vaincre est une tâche herculéenne. Très honnêtement, je ne connais personne qui aurait pu réussir, étant donné les sondages.»