Les secteurs canadiens à surveiller dans la dispute commerciale États-Unis/Chine

Le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine entraîne une certaine nervosité pour l’économie mondiale. L’escalade des mesures tarifaires annoncées de part et d’autre menace la stabilité économique et les secteurs qui sont le plus dépendants de la croissance mondiale.

Le gouvernement chinois a publié mercredi une liste de plus de 110 biens américains qui pourraient être soumis à des tarifs, une mesure évaluée à 50 milliards $ US considérée comme une réponse à une liste de tarifs que le président américain Donald Trump a présentée mardi en fin de journée, d’une valeur à peu près équivalente. Ces tarifs potentiels s’ajoutent à ceux déjà annoncés par les États-Unis sur les importations d’acier et d’aluminium, auxquelles la Chine a déjà riposté.

Voici les secteurs canadiens qui pourraient être les plus touchés par de telles mesures.

Industries: Un potentiel ralentissement pourrait frapper les firmes qui comptent sur l’activité de construction associée à la croissance économique, particulièrement celles qui ont une plus grande exposition à l’international.

Métaux de base: Les prix des principaux métaux industriels comme le fer et le cuivre ont déjà reculé en raison des craintes de guerre commerciale et pourraient le faire davantage, comme c’est habituellement le cas lors des ralentissements de l’économie mondiale.

Énergie: Le ralentissement de la croissance pourrait avoir des répercussions sur la demande pour le pétrole, et les prix du brut ont reculé après la plus récente annonce sur les tarifs. Les actions des plus petits producteurs et sociétés de services qui comptent sur une croissance soutenue ont été touchées, tandis que celles des grands producteurs qui se concentrent davantage sur la production stable que sur la croissance ont été essentiellement épargnées.

Agriculture: Puisque les tarifs chinois ciblent les produits agricoles américains comme les pommes et les fèves de soya, les producteurs canadiens s’inquiètent de voir la production américaine inonder le marché canadien. Les pomiculteurs ontariens ont déjà sonné l’alarme au sujet des effets potentiels sur les prix, tandis que Soy Canada a estimé que les tarifs entraîneraient des perturbations mondiales et de l’incertitude.

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