Les services de garde resteront ouverts en cas de 2e vague de coronavirus

MONTRÉAL — Les services de garde demeureront ouverts au Québec, en cas de deuxième vague de coronavirus, et avec les mesures sanitaires prescrites: lavage des mains, équipement de protection pour le personnel et autres.

«Nous ne reviendrons pas aux fermetures multiples qu’on a connues lors de la première vague», a affirmé le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, aux côtés de son collègue de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, au cours d’une conférence de presse jeudi à Montréal.

Un service de garde pourra toutefois être fermé si une éclosion de la COVID-19 venait à s’y déclarer — une éclosion, et non un cas unique d’un seul enfant, ont-ils précisé.

Le ministre Lacombe a expliqué avoir pris cette décision parce que les services de garde constituent «un filet social important», notamment pour les enfants plus vulnérables.

Il a aussi souligné que seulement 123 cas ont été déclarés dans les services de garde depuis la mi-mars, dont 57 enfants, et ce, sur «des milliers d’installations». Il y a 305 000 places dans le réseau au Québec; le nombre de cas est donc «marginal», a-t-il relevé.

Le ministre de la Famille a assuré que le Québec était «beaucoup mieux préparé aujourd’hui» qu’il l’était en mars et qu’il a tiré des leçons.

Ainsi, les mesures sanitaires seront maintenues: lavage des mains, visière et masque pour les éducatrices. De même, les parents devront demeurer à l’extérieur du service de garde, sauf s’ils doivent venir réconforter un enfant en pleurs, par exemple, auquel cas ils devront porter un masque.

De son côté, sur son site web, le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié un Outil d’évaluation des symptômes de la COVID-19 pour aider les parents à évaluer les symptômes d’un enfant pour déterminer s’ils doivent le garder à la maison, lui faire passer un test de dépistage ou autre mesure. Le Guide d’autosoins pour les parents permet de savoir quoi faire si l’enfant a le nez qui coule, par exemple, ou d’autres symptômes qui s’y ajoutent, comme de la fièvre, a précisé le ministre Dubé.

Le docteur Richard Massé, conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique, a précisé que le nez qui coule d’un enfant n’est pas un symptôme suffisant à lui seul pour s’inquiéter. L’outil «d’aide à la décision» en ligne permettra aux parents de prendre une décision plus éclairée, croit-il. Et cela pourra aussi être utile aux éducatrices dans les services de garde.

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