Les sites du patrimoine mondial naturel de l’UNESCO seraient menacés

BRISBANE, Australie – Les sites du patrimoine mondial naturel de l’UNESCO sont de plus en plus menacés par l’activité humaine, selon une étude internationale dirigée par un chercheur de l’Université du Queensland, en Australie.

L’auteur de l’étude, James Allan, affirme qu’il est «alarmant» de constater que certains sites ont perdu 10 ou 20 pour cent de leurs forêts en 20 ans.

Il cite en exemple le parc international de la paix Waterton-Glacier, qui chevauche la frontière entre le Canada et les États-Unis et qui a perdu 23 pour cent de ses forêts, soit une superficie de 520 kilomètres carrés.

L’étude s’est intéressée à l’impact de l’activité humaine sur ces sites, qu’il s’agisse de la construction de routes, de l’agriculture, de l’urbanisation ou encore des infrastructures industrielles. L’impact humain sur ces sites en est hausse de 63 pour cent depuis 20 ans sur tous les continents, sauf en Europe.

C’est en Asie qu’on trouve les sites les plus menacés, notamment le sanctuaire faunique de Manas en Inde, le parc national de Komodo en Indonésie et le parc national de Chitwan au Népal.

Même des sites aussi célèbres que le parc national américain de Yellowstone sont touchés, celui-ci ayant perdu six pour cent de ses forêts.

Les auteurs de l’étude estiment que les sites du patrimoine mondial doivent être protégés à tout prix, au même titre qu’on ne tolérerait jamais la destruction d’une ou deux pyramides pour faire place à une autoroute.

Note to readers: Ceci est une version corrigée. La version précédente indiquait que l’Université du Queensland se trouvait en Nouvelle-Zélande. Le nom du parc international de la paix Waterton-Glacier était également mal transcrit.