Les syndicats à T.-N.-L. craignent les licenciements ou les privatisations

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — À onze jours des élections générales à Terre-Neuve-et-Labrador, deux des plus importants syndicats de la province s’en prennent aux libéraux avant même le débat de mardi soir organisé par un autre syndicat. 

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) accuse le chef libéral et premier ministre sortant, Andrew Furey, de vouloir éviter les questions difficiles des travailleurs en ne participant pas lui-même au débat de mardi. Son équipe a expliqué la semaine dernière que le chef libéral avait déjà une activité prévue ce soir-là. 

Le SCFP s’est également joint à l’appel lancé au chef libéral pour qu’il publie un rapport controversé sur la reprise économique avant que les électeurs se rendent aux urnes, le 13 février.

Lundi, l’Association des employés du secteur public et du secteur privé de Terre-Neuve-et-Labrador (NAPE) avait publié une annonce qui appelait à la solidarité citoyenne avec les travailleurs de première ligne face aux spéculations sur la privatisation généralisée et des coupes dans le secteur public.

«Nous les avons surnommés « des héros »», rappelle de sa voix chaude et graveleuse l’acteur Gordon Pinsent, alors qu’une femme frappe un chaudron avec une cuillère, tout comme les gens l’avaient fait au printemps dernier pour soutenir les travailleurs essentiels lorsque la pandémie de COVID-19 a explosé dans l’île. «Ils ont été là pour nous; on doit maintenant être là pour eux.»  

Les syndicats sont montés aux barricades depuis que la présidente de la Fédération du travail de Terre-Neuve-et-Labrador, Mary Shortall, a quitté l’équipe de reprise économique du premier ministre Furey, le mois dernier, invoquant un manque de transparence et une approche «descendante». C’est cette fédération qui organise le débat de mardi soir. 

L’équipe de reprise économique du premier ministre est présidée par Moya Greene, une femme d’affaires, née à Saint-Jean, qui est notamment connue pour avoir privatisé le service postal de Sa Majesté au Royaume-Uni. Mme Shortall a déclaré qu’elle ne pouvait pas fournir de détails sur les discussions en cours, car les membres avaient signé un accord de confidentialité.

Depuis ce temps, les spéculations vont bon train sur d’éventuelles mesures d’austérité et des licenciements dans le secteur public, mais M. Furey a répété à plusieurs reprises qu’aucun des deux scénarios n’était sur la table.

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