Les syndicats des psychologues du secteur public veulent rencontrer des ministres

MONTRÉAL — Les syndicats qui représentent les psychologues du secteur public demandent à rencontrer les ministres de la Santé, de l’Éducation et du Conseil du trésor, devant la «situation critique du manque de psychologues», en lien selon eux avec leur rémunération.

Les réseaux de la santé, des services sociaux, de l’éducation et du collégial ont peine à retenir et attirer des psychologues, vu leurs conditions de travail, affirment ces organisations syndicales. Plusieurs psychologues préfèrent oeuvrer au privé, où ils sont mieux rémunérés.

Les huit organisations syndicales concernées rappellent que des plaintes de maintien de l’équité salariale datant de 2015, touchant ces psychologues du secteur public, n’ont toujours pas été réglées.

Elles avaient demandé l’institution d’un forum pour régler ces plaintes, mais soutiennent avoir récemment essuyé un refus.

L’APTS (Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux), le SPGQ (Syndicat des professionnels du gouvernement), deux entités du SCFP (Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ), deux fédérations affiliées à la CSN et deux fédérations affiliées à la CSQ réclament donc une rencontre avec les ministres concernés pour discuter du dossier.

«Il faut dès maintenant éliminer la discrimination salariale et, par la suite, mettre en place des solutions pour bonifier les conditions de travail des psychologues de façon à ramener l’équilibre vers les besoins des réseaux publics», écrivent les organisations syndicales dans une déclaration commune.

«Il y a urgence d’agir pour l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre qui vont de pair avec la capacité à offrir des services de santé mentale accessibles à l’ensemble de la population québécoise», ajoutent-elles.

Joint par courriel, le ministère du Conseil exécutif et Secrétariat du Conseil du trésor a indiqué que le gouvernement du Québec était «disposé et disponible pour discuter des enjeux concernant les conditions de travail des psychologues des secteurs public et parapublic».

«Au cours des derniers mois, les canaux de communication entre les parties ont été maintenus et très actifs, affirme le gouvernement. Les organisations qui représentent les psychologues sont donc invitées à poursuivre les discussions. Il est souhaité de convenir de mesures globales visant à recruter et à retenir les psychologues dans les réseaux public et parapublic, ainsi qu’à bonifier l’offre de services.»

Le gouvernement ajoute qu’une «nuance doit être faite, car l’équité ne fait pas partie des éléments négociables». «En effet, le maintien 2015 soulevé par le syndicat sera éventuellement tranché par la CNESST, ainsi le gouvernement du Québec ne souhaite pas mélanger équité salariale et négociations», soutient-il.

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