Les taux d’intérêt freinent l’accessibilité à la propriété, selon RBC

Selon un rapport de RBC, l’accessibilité à la propriété au Canada s’est détériorée au premier trimestre de 2018, mettant fin à un sursis qui n’aura duré qu’un seul trimestre — le premier en deux ans et demi.

La proportion du revenu médian avant impôts des ménages nécessaire pour les paiements hypothécaires, les impôts fonciers et les services publics a augmenté de 0,4 point de pourcentage par rapport au quatrième trimestre de 2017, pour s’établir à 48,4 pour cent. Au cours du trimestre précédent, cette proportion avait baissé de 0,3 point de pourcentage.

Les taux hypothécaires avaient augmenté au cours des deux trimestres précédents, mais une baisse des prix des maisons, principalement dans la région du Grand Toronto, avait légèrement réduit les coûts de propriété. Le rapport de RBC ajoute qu’une hausse d’un point de pourcentage du taux de financement à un jour de la Banque du Canada, qui pourrait atteindre 2,25 pour cent au premier semestre de 2019, risque d’aggraver l’accessibilité à la propriété.

À Montréal, le marché du logement «demeure sur une belle lancée à tous égards et les prix ont augmenté de façon soutenue au début de 2018», mais «les coûts de propriété sont de plus en plus élevés dans la région», indique le rapport de RBC. Au dernier trimestre, la mesure globale des coûts liés à la propriété a avancé de 0,4 point, pour s’établir à 43,7 pour cent.

Le rapport estime que «la mesure s’éloigne de plus en plus de sa moyenne à long terme, ce qui laisse présager un accroissement des tensions sur l’accessibilité à la propriété dans la région de Montréal, tout particulièrement dans le segment des maisons individuelles, où les vendeurs sont aux commandes».

À Québec, «le marché est demeuré favorable aux acheteurs dans un contexte de stagnation des reventes, qui n’a pas réglé le problème de la surabondance persistante de l’offre». La mesure globale de RBC est demeurée à peu près au même point au premier trimestre de 2018, gagnant à peine 0,1 point de pourcentage par rapport aux premier et quatrième trimestres de 2017. La mesure de RBC pour la période se situe à 32,6 pour cent, ce qui est légèrement au-dessus des normales pour la région.

Pour comparaison, les coûts d’accession à la propriété dans la région métropolitaine de Vancouver ont atteint un sommet record de 87,8 pour cent au premier trimestre, en hausse de 1,5 point par rapport à ce qui est considéré comme un niveau de crise. Le taux à Victoria était également élevé, à 62,7 pour cent. La région du Grand Toronto a vu son accessibilité à la propriété s’améliorer légèrement pour s’établir à 74,2 pour cent, la baisse des prix des maisons contrebalançant des taux d’intérêt plus élevés.

L’accessibilité s’est légèrement détériorée dans la plupart des autres marchés canadiens, la hausse des taux d’intérêt ayant surpassé les prix stables des propriétés.