Les travailleurs de l’Agence des services frontaliers tiendront un vote de grève

OTTAWA — Environ 9000 travailleurs de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) se préparent à participer à des votes de grève à compter de la semaine prochaine, alors même que les pourparlers sur la réouverture de la frontière canado-américaine sont en cours. 

Le syndicat de l’Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) a indiqué jeudi que ses 5500 agents des services frontaliers, 2000 employés de l’administration centrale et autres travailleurs des installations de Postes Canada ou détenant des postes d’application de la loi au pays entameront des votes de grève le 16 juin, qui se poursuivront ensuite tout au long du mois. 

Les travailleurs, employés par l’ASFC et le Conseil du Trésor, sont sans contrat depuis près de trois ans et disent que les pourparlers ont rompu entre les deux parties en décembre. 

Le syndicat et les employeurs n’ont pas été en mesure de s’entendre sur de meilleures protections pour le personnel qui, selon le syndicat, les rapprocheraient des conditions des autres membres du personnel chargé de l’application de la loi à travers le Canada et permettraient de lutter contre une culture de milieu de travail «toxique». 

«Les employés de l’ASFC sont en première ligne de la pandémie depuis le premier jour; assurant la sécurité de nos frontières, contrôlant les voyageurs pour la COVID-19 et dédouanant les livraisons vitales de vaccins», a observé le président national de l’AFPC, Chris Aylward, dans un communiqué. 

«Nos membres se sont mobilisés pour les Canadiens, mais il est maintenant temps que le gouvernement se mobilise pour eux.» 

Le cabinet du président du Conseil du Trésor a affirmé dans un courriel qu’il avait le «plus grand respect» pour les agents frontaliers et qu’il était déçu que le syndicat ait rejeté une offre «équitable» qui comprenait des ajustements salariaux. 

«Nous restons déterminés à conclure des accords avec tous les agents négociateurs qui sont justes pour les employés, conscients du contexte économique et fiscal d’aujourd’hui et raisonnables pour les Canadiens», indique la déclaration. 

«Par respect pour le processus de négociation collective, nous ne commenterons pas davantage les négociations.» 

Les discussions de grève de l’AFPC interviennent alors que le politicien Brian Higgins, membre du Congrès pour l’État de New York, a indiqué jeudi que le premier ministre Justin Trudeau et le président américain Joe Biden discuteraient de plans de réouverture de la frontière canado-américaine lors du sommet du G7, cette semaine. 

La frontière est fermée aux voyages non essentiels depuis mars 2020, lorsque la pandémie de COVID-19 a commencé et que les autorités se sont empressées de confiner leurs pays pour limiter la propagation du virus par les voyages. 

Alors que les efforts de vaccination ont considérablement augmenté depuis lors, des politiciens, dont M. Higgins, ont fait pression pour la réouverture de la frontière. 

La plus récente fermeture des frontières restera en place jusqu’au 21 juin. 

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