Les travailleurs de l’éducation en Ontario se prononcent sur l’entente de principe

TORONTO — Des milliers de travailleurs de l’éducation en Ontario se prononcent, jusqu’au 5 décembre, sur l’entente de principe conclue dimanche avec le gouvernement, qui a permis d’éviter une grève lundi.

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente 55 000 travailleurs de l’éducation en Ontario, a déclaré que les résultats du vote seraient annoncés le 6 décembre.

Si ces syndiqués rejettent l’entente, les parties pourraient retourner à la table de négociation et le SCFP pourrait déposer un nouvel avis de grève.

Le SCFP a déjà indiqué que l’entente de principe, d’une durée de quatre ans, prévoit une augmentation annuelle de salaire de 1 $ l’heure, soit environ 3,59 % par année. Selon le syndicat, cette entente de principe n’est pas différente de ce que le gouvernement avait offert la semaine dernière, avant que le syndicat ne dépose un préavis de cinq jours pour déclencher la grève.

Ces employés — éducatrices en garderies, bibliothécaires, aides enseignantes, notamment — avaient débrayé pendant deux jours, il y a deux semaines, après que le gouvernement a adopté une loi spéciale qui décrétait leurs conditions de travail pour quatre ans et leur retirait le droit de grève, garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.

Le gouvernement de Doug Ford avait alors utilisé dans la loi spéciale la disposition de dérogation pour se prémunir contre une contestation judiciaire, ce qui a suscité une condamnation généralisée des syndicats et d’une partie de la classe politique à travers tout le pays. La loi spéciale a finalement été abrogée et le gouvernement est revenu à la table de négociation, lorsque le syndicat a promis de rentrer au travail.

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