Les vandales rapportent la main volée sur une oeuvre autochtone devant le MBAM

MONTRÉAL — Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) confirme que la main volée sur un mât totémique, le mois dernier, lui a été rendue discrètement dans la nuit de mardi à mercredi.

La direction du musée rappelle que la main gauche d’une oeuvre de l’artiste Charles Joseph, de la nation Kwakiutl, a été dérobée le 20 septembre dans un acte de vandalisme.

Ce mât totémique, un symbole de réconciliation et de commémoration, rend hommage aux enfants ayant été victimes du système des pensionnats autochtones. L’artiste Charles Joseph, qui réside en Colombie-Britannique, a lui-même été victime de ce système qui a séparé plus de 150 000 enfants de leur famille.

La main volée a été rapportée au musée, ce qui permettra la restauration de la sculpture prêtée au MBAM. Celle-ci était installée devant l’un des pavillons de l’institution, sur la rue Sherbrooke, depuis 2017.

Dans un communiqué, le musée indique avoir retiré la plainte criminelle déposée en lien avec le vol. Des images de l’acte de vandalisme avaient été captées par des caméras de surveillance.

Selon la direction du MBAM, les personnes responsables ont offert des excuses pour le mal qu’elles avaient causé.

Une note laissée avec l’objet par les malfaiteurs mentionne que ceux-ci regrettent leur geste et qu’ils n’avaient pas pris conscience de l’importance de l’oeuvre.

«Au moment des faits, nous n’étions pas sobres et nous n’avions aucune idée de la signification du mât totémique», ont-ils écrit en anglais. Ils assurent s’être sentis très mal lorsqu’ils ont compris ce que représentait l’oeuvre pour de si nombreuses personnes.

«Nous sommes soulagés de constater que la sagesse l’emporte sur l’ébriété… La lettre d’excuses sincères que nous avons reçue de nos délinquants d’un soir montre que l’art éduque et sensibilise sur les questions les plus importantes», a déclaré par communiqué la directrice générale et conservatrice en chef du musée, Nathalie Bondil.

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