Les voyageurs canadiens devront présenter un test négatif pour revenir au pays

Pour revenir au pays, les voyageurs canadiens devront avoir un résultat de test négatif à la COVID-19 dans les trois jours précédant leur retour. 

La mesure devrait entrer en vigueur dans les prochains jours, a précisé le ministre des Affaires intergouvernementales, Dominic LeBlanc, qui était en conférence de presse mercredi avec plusieurs collègues, dont le ministre de la Sécurité publique Bill Blair.

Plus de détails seront révélés prochainement par le ministre des Transports, Marc Garneau, «peut-être aussitôt que demain», a indiqué M. LeBlanc.

«Si je me trouvais sur une plage aux Caraïbes cette semaine, je serais à la recherche d’une clinique pour avoir un test de dépistage avant mon retour au Canada», a-t-il avancé.

Le ministre a aussi confirmé qu’Ottawa travaillait avec le gouvernement du Québec pour dépister les voyageurs à leur arrivée au pays.

Les ministres ont également annoncé que la surveillance de la quarantaine serait accrue; il y aura notamment plus de visites à domicile.

M. LeBlanc avait dit d’entrée de jeu que le gouvernement canadien ne pouvait pas, en vertu de la Constitution, interdire aux Canadiens de voyager. 

«Si vous devez voyager, sachez qu’à votre retour au Canada, vous devrez suivre des lignes directrices sévères et vous mettre en quarantaine pendant 14 jours», a prévenu le ministre.

Les mesures actuelles, dont les règles de quarantaine, sont parmi les plus sévères dans le monde, ont insisté les ministres.

Ils ont réitéré que les Canadiens qui ne respecteraient pas les 14 jours d’isolement à leur retour feraient face à une peine de prison ou à une amende salée.

«Plus important encore, vous mettez votre famille, vos amis et votre collectivité à risque», a souligné M. LeBlanc.

Le gouvernement du Québec avait réclamé d’urgence, mardi, un dépistage des voyageurs avant leur entrée dans l’avion, à leur arrivée à l’aéroport, ainsi qu’une intensification des mesures de surveillance de la quarantaine. 

Le premier ministre François Legault a partagé un article sur le sujet sur les réseaux sociaux en écrivant qu’il s’agissait d’une «très bonne nouvelle».

D’autres variants à prévoir

Le sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada, Howard Njoo, était aussi présent en conférence de presse pour faire le point sur la situation critique au pays.

Plusieurs cas du variant de coronavirus circulant au Royaume-Uni ont été signalés à différents endroits au Canada, et d’autres variants pourraient être identifiés éventuellement, a prévenu le docteur Njoo.

«Bien que la plupart des Canadiens aient tenu compte des conseils concernant les voyages non essentiels, certains Canadiens continuent de voyager pour des raisons non essentielles. Cette situation est très préoccupante», a-t-il déclaré.

«Nous demandons aux Canadiens de réévaluer leurs projets de voyage.»

Plus d’un million de vaccins en janvier

Le major-général Dany Fortin a aussi fourni des détails sur les prochaines livraisons de vaccin qui seront reçues au début de l’année.

D’ici la fin janvier, le major-général Fortin s’attend à recevoir 1,2 million de doses des vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna.

Pfizer-BioNTech livrera 124 800 doses la première semaine de janvier, et 208 000 doses par semaine pendant les trois semaines suivantes.

Quant à Moderna, la pharmaceutique enverra une cargaison de 170 000 doses dans la semaine du 11 janvier.

«D’ici septembre prochain, nous serons en mesure de vacciner tous les Canadiens pour qui les vaccins sont approuvés et recommandés», a indiqué le docteur Njoo.

Quant au vaccin d’AstraZeneca/Oxford, qui a été approuvé mercredi par le Royaume-Uni, Santé Canada a encore besoin de données supplémentaires avant de prendre une décision.

«Au Canada, avec notre régime réglementaire très sévère, il y a des données supplémentaires qui n’ont pas été reçues ou qui sont en train d’être envoyées», a expliqué le docteur Njoo.

«Aussitôt que nous les aurons, les données seront analysées avec le même processus que Moderna et Pfizer», a ajouté la ministre de la Santé, Patty Hajdu.

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