L’établissement Archambault n’a pas bien protégé certains de ses employés

OTTAWA — L’établissement Archambault n’a pas été en mesure d’assurer un environnement de travail sûr, a indiqué le commissaire à l’intégrité du secteur public, Joe Friday.

Dans un rapport publié jeudi, M. Friday reproche au Service correctionnel du Canada d’avoir adopté des mesures inadéquates pour faire face à l’insubordination et au harcèlement survenus dans ce pénitencier situé dans les Laurentides.

M. Friday écrit qu’il s’agissait «de problèmes systémiques, et non d’incidents isolés, créés par un environnement de travail dans lequel un groupe d’agents correctionnels se sentaient libres de commettre des actes d’insubordination qui entraînaient peu ou pas de conséquences».

Lors d’un incident, un agent a abandonné son poste, laissant les employés du Centre régional de santé mentale enfermés (CRSM) dans leur bureau avec des détenus.

Un infirmier a été embarré sans protection dans le secteur des détenus. Lorsque l’agent est revenu pour le laisser sortir, il n’a pas verrouillé la barrière de sécurité, permettant ainsi aux détenus de circuler librement entre leur secteur et le CRSM.

Dans un autre incident, des agents correctionnels ont fabriqué et affiché «des bannières portant des messages discriminatoires qui dénigraient et ridiculisaient les détenus du CRSM aux prises avec des problèmes de santé mentale ainsi que le travail des employés du CRSM».

Le rapport indique que le service pénitentiaire a pris certaines mesures pour corriger ce comportement, mais de graves incidents ont continué de se produire.

M. Friday s’est dit satisfait de la réponse du Service correctionnel à ses recommandations.

«Dans un milieu intrinsèquement dangereux, comme un pénitencier, et en particulier dans une installation accueillant des détenus qui présentent divers besoins en santé mentale, l’employeur doit se montrer encore plus vigilant pour assurer la sécurité de ses employés», peut-on lire dans le rapport.

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