L’État de Washington lorgne la Banque de l’infrastructure pour un projet de TGV

OTTAWA — Le projet de lier Vancouver au nord-ouest des États-Unis par un TGV respecte la majorité, sinon la totalité des critères pour obtenir du financement de la toute nouvelle Banque de l’infrastructure du Canada, conclut un rapport commandé par l’État de Washington.

Selon cette analyse, le nouvel instrument fédéral canadien pourrait permettre de boucler le financement de ce projet et d’assurer sa réalisation.

La Banque de l’infrastructure du Canada, une pièce maîtresse de l’initiative du gouvernement libéral pour relancer et soutenir l’économie, souhaite utiliser des fonds publics afin d’attirer les investissements privés dans de grands projets comme des ponts, des réseaux de transport et des chemins de fer. La Banque de l’infrastructure du Canada, dotée de 35 milliards $, pourrait aussi investir dans des projets transfrontaliers s’ils sont porteurs pour l’économie canadienne.

Cette précision n’a pas échappé à certains élus américains, dont le gouverneur de l’État de Washington. Jay Inslee a alloué 300 000 $ US à la réalisation d’une étude de faisabilité pour un projet de «train à très haute vitesse». Le rapport, daté du 15 décembre dernier, conclut que le rôle de la Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) dans un tel projet pourrait être déterminant.

L’étude, réalisée pour le compte du département des Transports de l’État, reconnaît toutefois que les critères pour l’obtention d’un financement de la BIC ne sont pas encore tous connus. Le projet — qui relierait Portland, Seattle et Vancouver — semble toutefois respecter les critères principaux, notamment ceux de l’intérêt public et de générateur de rendements pour les investisseurs privés.

Ce lien ferroviaire est souhaité par les politiciens et les gens d’affaires des deux côtés de la frontière, notamment par le géant Microsoft. La dernière estimation porte le coût du projet à entre 24 et 42 milliards $ US. Les voyageurs pourraient éventuellement franchir une distance de 550 km à une vitesse pouvant atteindre 400 km/h. Actuellement, un tel trajet entre Portland et Vancouver prend environ neuf heures.

L’étude commandée par le département des Transports examine plusieurs scénarios — le TGV, le train à lévitation magnétique et même le très futuriste système de transport par tube.  

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