L’ex-directeur d’une école secondaire de Boston, déjà en prison, plaide coupable

BOSTON — L’ex-directeur d’une école secondaire de Boston, déjà en prison pour avoir tiré sur un élève qu’il avait recruté dans le but de vendre de la drogue, a plaidé coupable à une accusation fédérale liée à un gang criminel.

Shaun Harrison, âgé de 63 ans, a plaidé coupable devant un tribunal fédéral de Boston, mardi, à l’accusation de complot pour fraude. Il avait été accusé il y a plus de deux ans, aux côtés de dizaines d’autres membres, dirigeants et associés des «Latin Kings», un gang criminel.

Harrison avait déjà été reconnu coupable en 2018, par un tribunal d’État, d’agression et d’autres accusations. Il a été condamné à jusqu’à 26 ans de prison pour avoir tiré sur un élève de 17 ans, à l’arrière de la tête, après un différend concernant la baisse des ventes de drogue; l’adolescent a survécu au coup de feu.

Selon la poursuite, Harrison a vécu une double vie: il se décrivait comme un militant anti-violence et un mentor pour les adolescents en difficulté, tout en cachant ses propres liens avec les gangs et en attirant les élèves dans un monde de drogue et de violence. Il a nié ces allégations.

Alors qu’il purgeait sa peine dans une prison d’État, les procureurs fédéraux l’ont accusé de travailler derrière les barreaux, avec d’autres membres de gangs, afin de tenter d’identifier un informateur de la police dans son dossier initial. L’accord de plaidoyer de Harrison dans l’affaire fédérale de complot prévoit une peine d’environ 18 ans de prison.

La procureure du Massachusetts Rachael Rollins a déclaré que Harrison avait exploité «sa position d’autorité pour corrompre et contraindre des enfants vulnérables et à risque vers un monde d’activités criminelles».

Les procureurs fédéraux affirment que Harrison est le 60e accusé à plaider coupable dans cette énorme cause des «Latin Kings».

Un juge fédéral a récemment ordonné à Harrison de verser plus de 10 millions $ de dommages et intérêts à l’ancien élève qu’il a tenté de tuer, mais on ne sait pas si la victime verra un jour la couleur de cet argent.

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