L’ex-entraîneur de gym Brubaker est déclaré non coupable d’agression sexuelle

SARNIA, Ont. — Un ancien entraîneur de gymnastique de haut rang a été reconnu non coupable d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle.

Dave Brubaker a été acquitté mercredi matin par la juge Deborah Austin, de la Cour de l’Ontario, au palais de justice de Sarnia.

M. Brubaker, ancien entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine de gymnastique, était accusé d’avoir agressé sexuellement une jeune gymnaste il y a plusieurs années.

Au début du procès, en octobre, la plaignante, qui est aujourd’hui dans la trentaine, a témoigné que M. Brubaker l’embrassait sur la bouche pour la saluer dès l’âge de 12 ans.

Elle a également dit que son entraîneur l’avait touchée de manière inappropriée lors de massages sportifs et qu’il s’était allongé «en cuillère» avec elle pour des siestes avant les entraînements.

M. Brubaker a par ailleurs déclaré à la cour que bien qu’il ait embrassé la plaignante sur les lèvres, il s’agissait d’un geste paternel et non sexuel. Il a également déclaré qu’il n’avait jamais fait de sieste avec la jeune femme et que les massages qu’il lui avait donnés étaient nécessaires pour soulager ses douleurs, courbatures et blessures, normales pour une gymnaste de haut niveau.

Dès son arrestation, en décembre 2017, M. Brubaker avait été mis en congé administratif par Gymnastique Canada.

Un enquêteur proche de la plaignante

L’avocat de l’accusé, Patrick Ducharme, a notamment plaidé que la jeune femme était amère de ne pas avoir été choisie pour faire partie de l’équipe canadienne en vue des Olympiques, contrairement à d’autres protégées de Dave Brubaker.

L’enquête et les entretiens avec la police qui ont suivi son arrestation ont été mis en doute au procès, lorsqu’on a appris que l’unique enquêteur était lié à la plaignante — elle est même devenue la marraine de son nouveau-né pendant l’enquête.

Me Ducharme a fait valoir que ce lien compromettait l’enquête policière; il a plaidé que la vidéo d’un interrogatoire de la police ne devrait pas être admise en preuve.

Dans la vidéo, on voit M. Brubaker écrire une lettre d’excuses à la plaignante, à son épouse et une autre jeune gymnaste qui avait déjà été sous sa gouverne.

La juge Austin a statué que la vidéo était recevable, mais elle a prévenu qu’elle demeurerait prudente si elle devait la considérer comme une preuve.

Me Ducharme a suggéré que le policier avait alimenté les allégations de la plaignante.

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