L’ex-policière Stéfanie Trudeau reçoit une sanction en déontologie

MONTRÉAL – L’ex-policière Stéfanie Trudeau — mieux connue sous le nom de «matricule 728» — reçoit une sanction en déontologie policière pour avoir arraché et jeté au sol les écouteurs d’un citoyen.

Mme Trudeau avait reconnu sa responsabilité dans cette affaire. Le comité de déontologie lui impose une sanction d’inhabilité à exercer ses fonctions pour une durée de trois mois.

Elle a toutefois quitté le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) en octobre 2015. Mais cette sanction fait en sorte qu’elle ne pourrait occuper, pour les trois prochains mois, un poste d’agent de la paix ailleurs.

Selon la décision rendue le 1er avril mais rendue publique mardi, la policière ne s’est pas comportée de manière «à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction» et a ainsi agi de façon contraire au Code de déontologie policière.

Dans cette affaire, qui s’est déroulée à Montréal en 2012, le plaignant a reproché à une chauffeuse d’autobus de ne pas avoir respecté l’horaire et d’être arrivée à l’arrêt avec sept ou huit minutes de retard. Vu le ton agressif employé par le plaignant et son refus de sortir de l’autobus, l’employée de la Société des transports de Montréal (STM) a appelé les policiers.

L’agente Trudeau est arrivée sur les lieux et la chauffeuse d’autobus l’a entendue demander à deux reprises au plaignant ce qui s’était passé. Ce dernier ayant toujours des écouteurs sur les oreilles, la policière les lui a enlevés et les a lancés au sol.

Le plaignant a été menotté, puis libéré sans être accusé.

Le poursuivant et l’avocat de Stéfanie Trudeau ont formulé une recommandation commune pour la sanction, soit une inhabilité de trois mois, ce qui tient compte de ses antécédents déontologiques et du fait qu’elle a depuis pris sa retraite. Le comité de déontologie a souscrit à cette recommandation.

Stéfanie Trudeau a aussi été reconnue coupable de voies de fait pour une arrestation musclée d’un citoyen survenue sur le Plateau Mont-Royal en 2012. Elle vient tout juste de porter en appel sa condamnation.