L’ex-premier ministre Brian Mulroney appuie le chef conservateur Erin O’Toole

MONT-ORFORD, Qc — Avant de conclure sa portion de la campagne électorale en sol québécois, le Parti conservateur a sorti une arme secrète: l’ancien premier ministre Brian Mulroney. Il a donné son appui à l’actuel chef conservateur Erin O’Toole, car il a «la vision et le courage» pour faire face aux défis du Canada.

L’ex-premier ministre progressiste-conservateur, qui a été à la tête du gouvernement de 1984 à 1993, s’est présenté aux côtés de M. O’Toole lors d’un rassemblement de partisans à Orford, en Estrie.

«Je ne suis pas ici pour attaquer qui que ce soit, a -t-il dit. Je suis ici pour une unique raison: pour aider à faire élire Erin O’Toole comme prochain premier ministre du Canada».

L’homme de 82 ans s’est comparé au chef des conservateurs: comme lui, a-t-il dit, Erin est né au Québec d’une famille aux racines irlandaises, est devenu avocat, puis chef du parti et enfin chef de l’opposition officielle à Ottawa.

Et comme lui, Erin O’Toole deviendra le premier ministre du Canada, a-t-il lancé sous une vague d’applaudissements.

«Erin O’Toole a la vision et le courage de prendre des décisions nécessaires afin de régler les grands défis qui confrontent le Canada d’aujourd’hui», comme la lutte contre la pandémie et la relance économique du pays, a-t-il donné en exemple. 

Selon M. Mulroney, le leadership du chef conservateur est fort, constant et visionnaire, et il recherche «l’unité nationale et une prospérité soutenue».

«La déclaration du premier ministre (François) Legault à son égard est très révélatrice».

Celui qui a négocié et signé l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) a fait son apparition dans la campagne conservatrice un jour après qu’un autre ancien premier ministre canadien, Jean Chrétien, soit allé soutenir la campagne libérale.

Par ailleurs, la visite de M. Mulroney, qui a dirigé le pays il y a 30 ans, survient le jour même où M. O’Toole a fait valoir que sous sa gouverne, le parti est «progressiste» et «n’est plus le Parti conservateur de nos pères». 

Avec lui, le parti semble toutefois avoir voulu se draper des réalisations d’un membre de la grande famille conservatrice, notamment en matière d’économie, mais aussi en environnement, rappelant ce que M. Mulroney a fait pour dépolluer le fleuve Saint-Laurent et qu’il a aussi signé un traité avec les États-Unis pour lutter contre les pluies acides. Il a de plus parlé de l’entente qu’il a conclue et qui a permis la tenue du premier Sommet de la francophonie en 1986, donnant l’opportunité au Québec de pouvoir enfin «s’épanouir sur la scène internationale».

Lors de cette campagne électorale, c’est la deuxième fois que le chef des conservateurs visite la circonscription de Brome-Missisquoi, alors qu’il semble fonder des espoirs dans son candidat Vincent Duhamel.

Semblant énergisé par l’appui de M. Mulroney, Erin O’Toole a pris la scène, très à l’aise.

Il a fait valoir que cette élection est aussi «un choix sur la confiance». 

Voulez-vous récompenser le chef libéral Justin Trudeau pour avoir brisé une autre promesse? Voulez-vous le récompenser pour avoir déclenché une élection inutile de 600 millions $ en pleine pandémie?

«C’est ça, la vraie question».

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