L’ex-président soudanais accusé d’avoir incité à tuer des manifestants

KHARTOUM, Soudan — Le président soudanais déchu Omar el-Béchir a été formellement accusé d’avoir incité à tuer des manifestants lors du soulèvement qui l’a chassé du pouvoir en avril, a rapporté lundi l’agence de presse officielle SUNA.

On ne sait pas encore à quelle peine il pourrait être condamné.

Selon les leaders des manifestations antigouvernementales, les forces de sécurité ont tué une centaine de protestataires au cours des quatre mois de rassemblements qui ont conduit au renversement d’Omar el-Béchir.

Le conseil militaire de transition qui dirige le pays a déclaré que le président déchu serait jugé au Soudan et ne serait pas extradé vers La Haye, où la Cour pénale internationale l’a accusé de crimes de guerre et de génocide liés au conflit du Darfour dans les années 2000.

M. El-Béchir, qui était auparavant le seul chef d’État en exercice à faire l’objet d’un mandat d’arrêt international, est détenu dans la capitale, Khartoum.

L’armée l’a chassé du pouvoir le 11 avril, mais les opposants sont restés mobilisés, exigeant le démantèlement de son régime militaire et une transition rapide vers un gouvernement civil. Ces dernières semaines, ils ont menacé de déclencher la grève générale et d’organiser des actes de désobéissance civile.

Les opposants ont repris les négociations avec l’armée lundi, tout en appelant à d’autres manifestations.

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