L’ex-réserviste canadien Patrik Mathews, néonazi présumé, plaide non coupable

GREENBELT, Md. — Un ancien réserviste des Forces armées canadiennes soupçonné d’appartenir à un groupe néonazi a plaidé non coupable aux accusations liées à son rôle dans un complot présumé pour déclencher une guerre civile aux États-Unis.

Patrik Mathews, âgé de 27 ans, est détenu au Maryland depuis que lui et deux de ses présumés complices américains ont été arrêtés il y a un mois par la police fédérale américaine (FBI).

Cet ancien sapeur de combat au sein de la réserve avait fui Beauséjour, au Manitoba, l’été dernier à la suite de reportages dans les médias alléguant qu’il était un recruteur pour «The Base», un groupe suprémaciste blanc de plus en plus connu aux États-Unis et dans le monde.

Il est accusé aux États-Unis de quatre chefs liés aux armes.

Les procureurs allèguent, dans des documents déposés au tribunal, que Patrik Mathews, dans une vidéo, a plaidé pour l’assassinat de personnes, l’empoisonnement de l’approvisionnement en eau potable et le déraillement de trains, dans le but de déclencher une guerre civile au nom de la création d’un «État blanc».

La poursuite soutient également que le Canadien et l’un de ses présumés complices, Brian Lemley Jr., âgé de 33 ans, avaient l’intention de semer la violence lors d’un important rassemblement de militants pour les armes à feu, le mois dernier à Richmond, en Virginie.