L’exécutif du PQ se réunit vendredi soir pour discuter des règles de la course

MONTRÉAL – L’exécutif national du Parti québécois (PQ) se réunit vendredi soir pour entamer les discussions sur les règles de la course à la direction qui pourrait se faire selon un calendrier serré, considérant le peu de temps qui reste avant les prochaines élections au Québec.

Aucun scénario n’est exclu pour le moment, notamment le fait de permettre aux non-membres du PQ de voter pour le choix du futur chef, a indiqué Yanick Grégoire, attaché de presse du parti.

Lors de la dernière course, cette possibilité d’avoir ce genre de «primaires ouvertes» avait été soulevée, puis écartée.

Les règles finales devraient normalement être dévoilées en juin.

Mais avant de se rendre à la proposition finale, l’exécutif va offrir des scénarios à la Conférence nationale des présidents et des présidentes (CNPP), qui a le pouvoir de déterminer les règles.

Celles-ci devraient s’inspirer de ce qui avait été fait la dernière fois. Mais M. Grégoire ne veut pas se prononcer au sujet du scénario qui serait plus probable qu’un autre, précisant que le choix revient aux militants péquistes. La réunion de vendredi soir va toutefois permettre de défricher le terrain, dit-il.

Un point de presse du parti est d’ailleurs prévu pour samedi matin au sujet des discussions tenues la veille.

Le parti n’a par contre pas les mêmes échéances qu’en avril 2014, après la démission de Pauline Marois, a-t-il souligné, puisqu’il ne reste que deux ans avant les prochaines élections de 2018, et non pas quatre.

«On n’est plus dans le même scénario où on était il y a deux ans où on avait quatre ans devant nous. On a un calendrier qui est différent. Je n’ai aucun doute que les militants vont tenir compte de cette actualité-là dans leur choix», a-t-il dit.

En ce qui concerne la tenue d’un vote qui permettrait aux sympathisants du PQ — qui ne sont pas membres en règle — de participer au scrutin, M. Grégoire indique qu’aucune demande n’a encore été faite à ce sujet. Les statuts du parti prévoient que seulement les membres ont le droit de voter.

En 2014, les règles de la course prévoyaient plusieurs conditions: un dépôt de 20 000 $ par candidat et son obligation de récolter 20 000 signatures, dans 50 circonscriptions sur 125 et dans neuf régions sur 17. Le plafond des dépenses des candidats avait été fixé à 400 000 $.

Les candidats avaient eu du 14 octobre au 30 janvier — trois mois et demi — pour trouver l’argent et les signatures, et le vote s’était ensuite déroulé quatre mois plus tard, du 13 au 15 mai.

Bref, le PQ avait eu un nouveau chef 13 mois après le départ de Mme Marois.

Actuellement, il serait difficile de voir le parti 13 mois sans chef, dit M. Grégoire. Il souligne qu’il est important que le chef soit établi, qu’il ait eu le temps de travailler sur son programme, d’avoir fait ses preuves en Chambre et d’être bien connu de la population en vue des élections de 2018.

Vendredi soir, l’exécutif national devrait aussi entériner le choix du chef intérimaire, Sylvain Gaudreault, qui a été fait par le caucus au cours de la journée. Historiquement, l’exécutif a toujours suivi la recommandation du caucus.

En point de presse, tout de suite après avoir été choisi, M. Gaudreault a été invité à discuter des règles de la course.

«J’entends beaucoup d’intervenants qui plaident pour une course rapide, mais on verra», a-t-il dit, rappelant que ce sont les militants qui décideront du calendrier.