L’exportation de certains médicaments est interdit s’il y a un risque de pénurie

OTTAWA — Il est dorénavant interdit d’exporter certains médicaments si «cette vente risque de causer ou d’exacerber une pénurie», a annoncé samedi la ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu.

L’arrêté d’urgence signé vendredi par Mme Hajdu s’applique à tous les médicaments soumis à la déclaration obligatoire des pénuries au Canada. Parmi ceux-ci figurent tous les médicaments qui peuvent être importés en vrac aux États-Unis et d’autres catégories, comme les produits biologiques et les substances réglementées.

De plus, les titulaires d’une licence d’établissement de produits pharmaceutiques devront fournir des renseignements, sur demande, à propos d’une pénurie réelle ou potentielle.

Ces mesures ont été prises quelques jours avant l’entrée en vigueur aux États-Unis de nouvelles règles d’importation, qui, selon le ministère de la Santé, «créent une voie permettant à des pharmaciens ou à des grossistes américains autorisés d’importer en vrac certaines drogues sur ordonnance destinées au marché canadien».

Le gouvernement fédéral a déjà déclaré que les nouvelles règles américaines ne permettraient pas de réduire le prix des drogues aux États-Unis.

Le ministère de la Santé rappelle que le Canada est un petit marché qui représente 2 % des ventes de médicaments dans le monde et qui se procure 68 % de ses médicaments à l’étranger. «La vigilance reste de mise pour maintenir l’approvisionnement au pays», souligne-t-il.

Selon le ministère, de 10 à 15 % des médicaments ont été en situation de pénurie à un moment donné depuis 2017. Près de la moitié (44 %) de tous les médicaments commercialisés au Canada ont été en pénurie au moins une fois depuis ce temps.

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