Libye: le Canada a besoin d’informations avant de décider d’une intervention

OTTAWA – Le Canada est en quête d’informations supplémentaires de ses alliés avant de décider s’il enverra des militaires en Libye afin de lutter contre les militants du groupe État islamique.

Le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, voudrait notamment savoir quelle est la stratégie à long terme des pays alliés avant de participer à la mission d’entraînement des militaires en Libye qui serait placée sous la responsabilité de l’Italie.

Il y a quelques mois, le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, avait affirmé que le Canada ne participerait à aucune intervention en Libye tant qu’un gouvernement fonctionnel n’y serait pas implanté.

Au cours des derniers jours, des informations transmises en Europe ont fait état de l’imminence du déploiement de cette mission à laquelle la Grande-Bretagne pourrait consacrer 1000 militaires.

Lorsqu’il a motivé le retrait récent des avions de chasse CF-18 des missions de frappes aériennes en Irak et en Syrie, le premier ministre Justin Trudeau a déclaré que l’une des spécialités militaires du Canada était de participer à la formation de forces de sécurité.

Le mois dernier, le gouvernement du Canada a d’ailleurs annoncé qu’il triplait le nombre de militaires dédiés à la formation de soldats en Irak.