L’Île-du-Prince-Édouard abaisse d’un cran les mesures de confinement

CHARLOTTETOWN — La santé publique de l’Île-du-Prince-Édouard affirme qu’il n’y a aucune preuve d’une transmission communautaire généralisée à la suite d’une éclosion récente. 

Le gouvernement mettra donc fin jeudi au confinement général, qui a provoqué la fermeture depuis lundi des écoles et de la plupart des commerces non essentiels.

La médecin hygiéniste en chef, Heather Morrison, a déclaré aux journalistes mercredi que les responsables de la santé publique n’avaient pas identifié la source de l’éclosion récente sur l’île. Les responsables estiment toutefois qu’«il existe un lien» entre les grappes de cas à Summerside et à Charlottetown, qui avaient poussé les autorités à imposer un confinement de trois jours depuis lundi.

La docteure Morrison a indiqué que tous les nouveaux cas détectés au cours du week-end étaient liés à d’autres cas connus et à des contacts étroits ou des voyages à l’extérieur de la province. Il n’y aurait donc aucune preuve de transmission communautaire généralisée, a-t-elle dit. Le premier ministre Dennis King a ajouté que les 11 000 tests effectués depuis le week-end permettaient maintenant d’assouplir les restrictions. 

La docteure Morrison a signalé mercredi un nouveau cas, une femme dans la vingtaine qui est un contact étroit d’un cas précédemment signalé. Mais elle a aussi prévenu que les résultats d’environ 800 tests sont toujours en attente: il pourrait donc y avoir plus de cas positifs.

On comptait mercredi 22 cas actifs dans la province — le nombre le plus élevé depuis le début de la pandémie. À compter de jeudi, la province revient sur les mesures «disjoncteur» annoncées samedi dernier, qui resteront en vigueur au moins jusqu’à 8 h le 14 mars. 

13 000 doses de l’AstraZeneca en N.-É.

La Nouvelle-Écosse recevra 13 000 doses du nouveau vaccin Oxford-AstraZeneca contre la COVID-19 la semaine prochaine.

Les responsables de la santé ont déclaré mercredi que le prochain envoi devait être utilisé avant le 2 avril et que les 13 000 doses seront donc administrées aux résidents de la province âgés de 50 à 64 ans à compter du 15 mars.

Le vaccin sera distribué à 26 endroits en Nouvelle-Écosse sur la base du premier arrivé, premier servi. Le Comité consultatif national de l’immunisation du Canada a recommandé mardi de ne pas l’administrer aux personnes de 65 ans ou plus, étant donné le manque de données pour ce groupe d’âge.

La Nouvelle-Écosse a signalé mercredi trois nouveaux cas de COVID-19 et compte maintenant 30 infections actives connues.

Les responsables de la santé ont indiqué que deux des nouveaux cas ont été recensés dans la région de Halifax et l’autre dans la zone nord.

Tous sont des contacts étroits de cas précédemment signalés.

En date de mardi, 35 291 doses de vaccin contre la COVID-19 avaient été administrées, avec 13 512 personnes ayant reçu leur deuxième dose.

Ailleurs dans l’Atlantique 

Le Nouveau-Brunswick signalait mercredi trois nouveaux cas de COVID-19, dont un à Miramichi, où une série d’«avis d’exposition» ont été publiés. La santé publique affirme avoir identifié neuf commerces dans la région, dont deux épiceries, qui auraient pu être des sources d’exposition, entre le 15 et le 27 février.

Avec la probabilité qu’un variant soit présent, une clinique de dépistage de masse a été établie à Miramichi «pour aider à déterminer si le virus s’est propagé davantage dans la région». Les gens asymptomatiques pourront subir un test jeudi et vendredi. 

Les deux autres nouveaux cas recensés au Nouveau-Brunswick se retrouvent dans la région de Fredericton et sont liés aux voyages. 

Il y a actuellement 37 cas actifs dans cette province et trois personnes sont hospitalisées, dont deux aux soins intensifs. Mardi, 753 tests de dépistage ont été réalisés, pour un total de 230 540 tests jusqu’à maintenant.

Terre-Neuve-et-Labrador a annoncé de son côté qu’elle prolongera à quatre mois l’intervalle entre la première et la deuxième doses des vaccins. Les responsables de la santé publique ont affirmé mercredi que cette décision permettrait d’administrer une première dose à près de 40 000 personnes de plus d’ici la fin du mois de mars.

Les responsables de la santé publique ont également signalé mercredi trois nouveaux cas de COVID-19, tous liés à des cas précédemment identifiés. La médecin hygiéniste en chef, Janice Fitzgerald, a déclaré que le faible nombre de cas et les sources claires d’infections constituent un bon signe après l’éclosion qui s’est propagée rapidement en février à Saint-Jean, la capitale. 

Laisser un commentaire