L’Île-du-Prince-Édouard, assez épargnée jusqu’ici, entame un confinement général

FREDERICTON — L’Île-du-Prince-Édouard, qui avait été relativement épargnée par le coronavirus jusqu’ici, a entamé lundi un confinement général de 72 heures dans le but d’empêcher la propagation de deux grappes de COVID-19. Les écoles et la plupart des entreprises non essentielles sont fermées jusqu’à jeudi.

La médecin hygiéniste en chef de la province, Heather Morrison, a déclaré qu’on ne connaissait pas encore l’origine de ces deux grappes à Charlottetown et Summerside, qui semblent être liées entre elles. Le confinement de trois jours aidera les autorités responsables à faire le traçage et à accélérer les tests, a-t-elle dit. 

Les nouvelles mesures obligent les insulaires à pratiquer la distanciation physique avec toute personne en dehors de leur foyer immédiat, sauf pour les personnes qui vivent seules ou qui ont besoin d’un soutien essentiel. 

Les responsables de la santé publique ont annoncé ce confinement général dimanche après avoir signalé cinq nouvelles infections, pour un total de 17 nouveaux cas en cinq jours. Samedi, les autorités avaient déjà annoncé des mesures dites «de disjoncteur»: réduction de moitié des capacités des commerces et des salles de sport, interdiction des repas en salle dans les restaurants et annulation de nombreux événements sportifs. Ces mesures devraient être en vigueur au moins jusqu’au 14 mars.

Terre-Neuve-et-Labrador

À Terre-Neuve-et-Labrador, les autorités signalaient lundi deux nouveaux cas de COVID-19, deux jeunes de moins de 20 ans qui ont été en contact étroit avec des cas connus. La médecin hygiéniste en chef, Janice Fitzgerald, a déclaré que ces nouveaux cas se trouvaient toujours dans la région sanitaire de l’Est, où les autorités luttent contre une éclosion dans la capitale, Saint-Jean. 

La docteure Fitzgerald a toutefois déclaré qu’avec le nombre quotidien de nouveaux cas qui continuent de baisser et les récupérations qui sont en hausse, les autorités pourraient bientôt revoir les mesures de confinement mises en place le 12 février. La région d’Avalon, qui comprend la capitale, demeure au niveau d’alerte 5, tandis que le reste de la province est passé au niveau d’alerte 4.

Selon la docteure Fitzgerald, on a signalé 565 cas de COVID-19 associés à l’éclosion de Saint-Jean et les tests indiquent que tous ont été causés par la variante B.1.1.7, qui a été détectée pour la première fois au Royaume-Uni.

Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Écosse 

Au Nouveau-Brunswick, on a signalé lundi un nouveau cas de COVID-19,  une personne trentenaire dans la région de Miramichi. Depuis dimanche, trois personnes se sont rétablies, pour un total de 1367 rétablissements jusqu’à maintenant. Toute la province demeure en phase orange des restrictions sanitaires.

Il y a eu 27 décès dans cette province et on compte actuellement 36 cas. Deux personnes sont hospitalisées et sont toutes deux aux soins intensifs. Dimanche, 458 tests de dépistage ont été réalisés, pour un total de 229 237 tests jusqu’à maintenant. 

Des cliniques de vaccination pour plus de 2400 résidents de 121 établissements de soins de longue durée agréés devraient avoir lieu cette semaine, a indiqué le gouvernement. Les cliniques de première dose destinées aux résidents de tous les établissements de soins de longue durée agréés devraient être terminées la semaine du 14 mars, estime le gouvernement. Au Nouveau-Brunswick , tous les nouveaux vaccins qui arrivent sont utilisés pour vacciner les employés et les résidents des établissements de soins de longue durée et d’autres groupes prioritaires.

En Nouvelle-Écosse, on signalait aussi lundi un seul nouveau cas de COVID-19, dans la région de Halifax, un contact étroit avec un cas déjà connu. Les autorités indiquent que deux personnes étaient hospitalisées lundi avec la maladie, les deux aux soins intensifs. La Nouvelle-Écosse compte 35 infections actives déclarées. Dimanche, la province avait administré 32 856 doses de vaccins, et 12 845 personnes avaient reçu leur deuxième dose.

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