L’Île-du-Prince-Édouard veut être reconnue comme le berceau de la Confédération

FRÉDÉRICTON, N.-B. – Le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard se sont lancés dans une guerre de clochers pour obtenir le titre de lieu de naissance de la Confédération canadienne.

Deux politiciens fédéraux de l’Île-du-Prince-Édouard — le député Wayne Easter et la sénatrice Diane Griffin — ont soumis des projets de loi pour que Charlottetown soit reconnue comme le berceau de la Confédération.

Ces initiatives surviennent après que le Nouveau-Brunswick eut révélé, en novembre, son slogan pour les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne: «Célébrons où tout a commencé».

Mme Griffin soutient que la reconnaissance du statut historique de l’Île-du-Prince-Édouard est très importante pour le tourisme dans la province et c’est notamment pourquoi le pont de la Confédération s’appelle ainsi.

Elle rappelle que juste à côté du parlement, à Charlottetown, se trouve le Centre des arts de la Confédération qui a été inauguré à l’occasion du 100e anniversaire de la Conférence de Charlottetown, en hommage aux pères de la Confédération.

Le ministre du Tourisme du Nouveau-Brunswick John Ames soutient que c’est le lieutenant-gouverneur de sa province, Arthur Hamilton Gordon, qui avait proposé d’organiser une grande conférence à Frédéricton en 1863. Cette rencontre avait éventuellement été déplacée à Charlottetown.

«Je suis d’accord avec le fait que l’Île-du-Prince-Édouard est le « berceau » de la Confédération, mais j’aimerais faire valoir que le Nouveau-Brunswick a joué un rôle prédominant», a-t-il déclaré mercredi.

«Les Néo-Brunswickois et les résidants des Maritimes devraient être fiers que non seulement une, mais bien trois provinces, ont contribué à ce mouvement vers l’unité. En tant qu’une des provinces fondatrices, le Nouveau-Brunswick a une histoire profonde qui est rattachée à l’éclosion du Canada comme nous le connaissons aujourd’hui.»