L’industrie du voyage demande le retrait d’autres mesures contre la COVID-19

MONTRÉAL — La décision d’Ottawa de suspendre les tests de dépistages aléatoires pour la COVID-19 aux douanes marque un «grand pas» vers le rétablissement d’une circulation normale dans les terminaux des aéroports, mais d’autres mesures seraient nécessaires pour dégager complètement la piste, a fait valoir lundi la présidente du Conseil des aéroports du Canada. 

Monette Pasher a souligné que les temps d’attente et les retards dans les arrivées sur le tarmac des grands aéroports s’étaient améliorés immédiatement après l’entrée en vigueur de la mesure, samedi. 

«Nous sommes très encouragés par la nouvelle. C’est un grand pas en avant pour résoudre les problèmes de retard», a-t-elle affirmé lundi lors d’une entrevue. 

«Mais il reste encore beaucoup de travail à faire, car il y a encore des retards, mais sur des périodes plus courtes. Dans notre métier, nous ne voulons jamais voir des gens attendre sur le tarmac.» 

Ottawa a annoncé vendredi que le gouvernement fédéral suspendrait les tests de dépistage pour les passagers internationaux arrivant sélectionnés au hasard, et que les tests rapides obligatoires imposés aux arrivants non vaccinés auraient lieu à des sites extérieurs aux aéroports à compter du 1er juillet. 

Le Conseil des aéroports du Canada (CAC) et d’autres groupes de l’industrie demandent maintenant la fin de la vaccination obligatoire pour les voyageurs et les employés de l’aviation, affirmant que des centaines de travailleurs supplémentaires pourraient être mis à contribution pour soutenir davantage les voyageurs. 

Le gouvernement continue d’exiger des quarantaines de 14 jours pour les passagers canadiens non vaccinés et d’interdire l’entrée aux étrangers non vaccinés. 

Après avoir licencié du personnel de sécurité pendant la pandémie, l’agence de sécurité des aéroports du pays a embauché 865 agents de contrôle depuis avril, a indiqué Ottawa, et d’autres embauches s’en viennent alors que les quatre plus grands aéroports du Canada prévoient une augmentation de 50 % du nombre de voyageurs en quelques semaines. 

En date du 1er juin, ces plaques tournantes traitaient en moyenne 56 000 passagers entrants en provenance de l’étranger chaque jour — plus de la moitié d’entre eux à l’aéroport Pearson de Toronto, où des scènes de files d’attente interminables et de frustration des voyageurs ont circulé dans les publications sur les réseaux sociaux et les reportages pendant une grande partie du printemps. Le nombre de voyageurs devrait atteindre 80 000 dans quelques semaines, selon les prévisions du CAC. 

«Les gens peuvent s’attendre à des temps d’attente plus longs en été, mais nous ne devrions voir rien de semblable à ce que nous avons vu le mois dernier. Je pense que nous surmontons cet obstacle», a affirmé Mme Pasher. 

La Table ronde canadienne du voyage et du tourisme a salué le dernier recul d’Ottawa, mais n’était pas aussi optimiste quant à son impact. 

«Au niveau national, les règles de voyage du Canada nuisent aux petites entreprises, ont un impact injuste sur les familles qui cherchent à profiter de la saison estivale des voyages et forcent l’annulation de conférences et d’événements qui contribuent à alimenter les économies locales», a fait valoir la Table ronde, composée de groupes de l’industrie, dans un communiqué publié vendredi. 

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis ont annoncé vendredi que le gouvernement américain abandonnerait les tests de dépistage COVID-19 comme condition d’entrée au pays – une mesure que le Canada a déjà supprimée. 

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