Lionel Desmond, qui a abattu trois proches, était paranoïaque, témoigne un psychiatre

PORT HAWKESBURY, N.-É. — L’enquête sur un triple meurtre suivi d’un suicide impliquant un ancien soldat a appris mardi que Lionel Desmond voulait devenir un meilleur père et mari alors qu’il amorçait sa dernière phase de traitement pour le syndrome de stress post-traumatique.

Robert Ouellette, psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne, sur l’île de Montréal, a déclaré à l’enquête que l’ancien soldat souffrait d’un trouble de stress post-traumatique sévère et de dépression lorsqu’il s’est présenté pour des soins en mai 2016.

Le psychiatre de l’hôpital de Sainte-Anne-de-Bellevue a raconté que M. Desmond parlait plus de ses problèmes de couple que de ses symptômes de stress post-traumatique, comme l’insomnie, les «flashbacks», les mauvaises habitudes alimentaires et un certain isolement.

Selon le psychiatre, l’état de M. Desmond s’est amélioré pendant une partie de son traitement: son humeur s’est allégée et il est devenu plus social et actif.

Le docteur Ouellette a toutefois souligné que M. Desmond avait également été diagnostiqué pour la première fois avec des «traits de personnalité mixtes», qui impliquaient principalement la paranoïa face à d’autres personnes, y compris son épouse. Selon le psychiatre, l’ancien caporal aurait bénéficié d’une prise de médicaments supplémentaire, mais il a refusé, principalement parce qu’il était paranoïaque à propos de l’impact de nouveaux médicaments.

M. Desmond a finalement quitté l’hôpital de Sainte-Anne-de-Bellevue en août 2016, avant la fin de son traitement. Un peu plus de quatre mois plus tard, il a tué par balle sa femme, sa fille et sa mère dans leur maison de la Nouvelle-Écosse, avant de se suicider.

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