Lionel Desmond souffrait de multiples problèmes, soutient une ergothérapeute

PORT HAWKESBURY, N.-É. — L’enquête sur les raisons qui auraient poussé un ancien soldat à tuer trois membres de sa famille avant de s’enlever la vie, en 2017, a appris vendredi d’une ergothérapeute que Lionel Desmond avait du mal à contrôler son anxiété et sa colère.

Julie Beauchesne faisait partie des 10 soignants de l’Hôpital Sainte-Anne, sur l’île de Montréal, qui ont soigné l’ancien soldat en 2016, au cours d’un plan de soins intensif de 11 semaines, comprenant la thérapie de groupe et la thérapie individuelle.

Mme Beauchesne a fait écho vendredi au témoignage précédent d’autres professionnels de la santé, qui ont déclaré que M. Desmond présentait certains symptômes classiques de trouble de stress post-traumatique.

Elle a raconté à la commission que l’ancien caporal avait du mal à gérer le stress, en particulier lorsqu’il s’agissait de sa relation tendue avec sa femme, Shanna, et leur fille de neuf ans, Aaliyah.

Mme Beauchesne a aussi expliqué que M. Desmond avait du mal à assumer sa vulnérabilité même s’il était conscient qu’il avait besoin d’aide — et qu’il était déterminé à devenir un meilleur père et un meilleur mari, a-t-elle dit.

L’audience, qui se tient à Port Hawkesbury, en Nouvelle-Écosse, a été interrompue vendredi en raison de difficultés techniques avec le lien vidéo et audio depuis Montréal. Elle doit reprendre mardi avec les témoignages d’autres professionnels de la santé.

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