L’Iran pleure la mort de Soleimani, les appels à la vengeance se multiplient

TÉHÉRAN, Iran — Une foule immense a participé lundi à Téhéran aux funérailles du général iranien tué dans une frappe américaine en Irak.

Selon la police iranienne, les funérailles de Qassem Soleimani, un général des Gardiens de la révolution, ont rassemblé des millions de personnes. Bien qu’il n’y ait pas d’estimation indépendante, des images aériennes et des journalistes de l’Associated Press présents sur place ont estimé qu’au moins un million de personnes étaient rassemblées dans les rues de la capitale iranienne.

La dépouille du général a ensuite été transportée dans la ville sainte de Qom, attirant de nouveau les foules. Il sera inhumé mardi dans sa ville natale de Kerman.

La frappe américaine à Bagdad ayant tué Qassem Soleimani, vendredi, a considérablement accru les tensions dans la région. Les États-Unis lui reprochaient la mort de soldats américains en Irak et l’ont accusé d’avoir fomenté de nouvelles attaques juste avant sa mort. Le général Soleimani a également dirigé les forces iraniennes en Syrie qui soutiennent le président Bachar el-Assad.

Son assassinat a déjà poussé le régime iranien à abonner tous ses engagements qui tenaient encore en vertu de l’accord de 2015 sur son programme nucléaire. Les appels à la vengeance se multiplient en Iran tandis qu’en Irak, le Parlement a appelé à l’expulsion de tous les soldats américains encore présents sur le territoire.

Dans un discours, la fille du général Soleimani, Zeinab, a directement menacé d’attaquer l’armée américaine au Moyen-Orient tout en mettant en garde le président Donald Trump, qu’elle a qualifié de «fou».

D’autres responsables iraniens ont aussi laissé entendre au cours des derniers jours qu’une attaque contre les intérêts militaires américains au Moyen-Orient se préparait.