L’isolement devrait être aboli pour les détenus ayant des troubles mentaux

MISSISSAUGA, Ont. – Le Collège des médecins de famille du Canada appelle à l’abandon de l’isolement cellulaire dans les centres de détention.

L’organisation a dit par communiqué que la pratique devrait être abolie pour les détenus ayant des troubles mentaux, et devrait être interdite comme mesure disciplinaire.

D’ici à ce que la pratique soit éliminée, les besoins en santé des détenus en isolement devraient être évalués chaque jour, selon le Collège des médecins de famille.

Un document de l’organisation de réglementation affirme que de mettre en isolement cellulaire des détenus pour des motifs reliés à la santé, tels qu’une maladie contagieuse ou un trouble mental, risque d’aggraver le problème.

L’Enquêteur correctionnel fédéral a affirmé l’an dernier que Service correctionnel Canada devrait interdire l’usage de l’isolement cellulaire pour les détenus ayant des problèmes de santé mentale et que l’isolement devrait être limité à 30 jours.

Le Collège des médecins de famille du Canada souhaite aussi que les ministères de la Santé des provinces et des territoires prennent la responsabilité des soins de santé pour les détenus, qui incombe actuellement aux ministères de la Justice.

L’organisation soutient que l’offre de services médicaux et de santé mentale dans les établissements carcéraux fédéraux devrait être complètement distincte des responsabilités de la Sécurité publique.

Les normes de soins de santé dans les centres de détention canadiens devraient être «équivalentes aux normes établies pour tous les Canadiens», fait-on valoir.