Litige du homard: Ottawa «réaffirme» le droit ancestral des Autochtones

SAULNIERVILLE, N.-É. — Le gouvernement fédéral «réaffirme» les droits issus de traités de la première nation Mi’kmaq dans le litige qui l’oppose à des pêcheurs non autochtones du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

La ministre des Pêches, Bernadette Jordan, et la ministre des Relations avec les Autochtones, Carolyn Bennett, ont publié lundi soir une déclaration commune dans laquelle elles «réaffirment» que les Mi’kmaq «ont un droit de pêche issu de traités et protégé par la Constitution, visant à assurer une subsistance convenable».

Des pêcheurs non autochtones ont protesté en fin de semaine contre les tentatives des pêcheurs autochtones de poser des casiers à homard dans la baie de Sainte-Marie, alors que la saison de pêche n’ouvre qu’à la fin de novembre. Quelque 350 casiers installés par des pêcheurs autochtones ont été retirés des eaux par des pêcheurs non autochtones au cours du week-end, dans ce conflit qui dure depuis des années.

Les ministres Jordan et Bennett ont dénoncé «les menaces, l’intimidation ou le vandalisme» dont elles disent avoir été témoins dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. Elles prévoient de travailler avec les dirigeants mi’kmaq sur la mise en oeuvre de leurs droits issus de traités, qui ont été confirmés par la Cour suprême du Canada il y a 21 ans. 

L’arrêt Marshall a conclu en 1999 que les communautés Mi’kmaq, Malécites et Passamaquoddy de l’est du Canada pouvaient chasser, pêcher et se rassembler pour gagner «un moyen de subsistance convenable». La première nation Mi’kmaq soutient qu’elle discute depuis avec divers ordres de gouvernement pour définir ce concept de «subsistance convenable».

Les pêcheurs non autochtones soutiennent que les Mi’kmaq doivent tout de même respecter les règles fédérales, notamment sur la conservation de l’espèce et les saisons de pêche.

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