Lock-out à l’entrepôt Jean-Coutu de Varennes, après une grève de 24 heures

MONTRÉAL — Un lock-out a été décrété à l’entrepôt Jean Coutu de Varennes, après une grève de 24 heures, la veille, du syndicat qui y représente 680 travailleurs.

L’employeur a confirmé jeudi avoir eu recours à ce moyen ultime, jugeant la situation «trop imprévisible» pour ses activités d’approvisionnement, après la grève de 24 heures mercredi.

Il affirme également que même avant cette journée de grève, il y avait eu d’autres moyens de pression, comme «des ralentissements ou des livraisons qui ne partaient pas à temps», a précisé Marie-Claude Bacon, vice-présidente aux affaires publiques et aux communications chez METRO.

Ce centre de distribution approvisionne notamment un réseau de 400 pharmacies au Québec. La direction a tenu à se faire rassurante pour la population et les pharmaciens: «on va être en mesure d’approvisionner en médicaments l’ensemble de nos pharmacies» à partir du centre de distribution — où les cadres peuvent en toute légalité continuer à travailler — et grâce à un plan de contingence.

Négociations difficiles

Les négociations sont laborieuses avec le syndicat, rattaché à la Fédération du commerce, affiliée à la CSN. Les deux parties l’admettent.

La question des salaires n’a même pas encore été abordée, uniquement les questions normatives.

Le syndicat, de son côté, confirme avoir plusieurs revendications au plan normatif, parmi lesquelles l’ancienneté, le recours à la sous-traitance, la formation et le travail durant les fins de semaine.

Mme Bacon soutient que l’employeur a pourtant accepté une grande partie des demandes syndicales.

Le syndicat affirme ne pas comprendre le déclenchement du lock-out. «Ça a été un coup de théâtre ce matin (jeudi) avec le lock-out. Pourtant, on avait été très clairs que c’était juste une grève de 24 heures. Il y aurait eu un léger délai (dans les approvisionnements). Et là, ils ne font qu’aggraver cette situation-là», a critiqué Audrey Benoît, présidente du syndicat.

Les négociations ne sont toutefois pas rompues. Une séance de conciliation est même prévue dimanche, ont confirmé les deux parties.

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