Logement: les partis fédéraux devraient proposer plusieurs idées aux électeurs

OTTAWA — Les partis fédéraux se préparent à bombarder les électeurs de propositions sur ce qui serait une préoccupation majeure pour eux: l’accessibilité au logement.

Parmi les idées qui sont envisagées par les différents partis, on retrouve des subventions ciblées vers certains groupes, dont les vétérans, ainsi que des investissements plus importants pour augmenter l’offre de logements à moindre coût.

Le chef conservateur Andrew Scheer s’est engagé la semaine dernière à modifier la simulation de crise imposée aux demandeurs de prêts hypothécaires mise en place par les libéraux, afin de faciliter l’acquisition d’un prêt. Il a aussi promis d’éliminer la bureaucratie pour aider les provinces et municipalités à construire plus de logements à prix abordable.

De son côté, le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a fait pression sur les libéraux pour qu’ils aident à construire quelque 500 000 logements abordables, mais selon certaines sources, le parti est toujours en réflexion sur les coûts d’un tel engagement.

L’accessibilité au logement pourrait devenir un enjeu clé de la campagne électorale, à la lumière d’un nouveau sondage.

Selon une enquête publiée jeudi, réalisée pour la Fédération canadienne des municipalités, le coût du logement serait le facteur qui jouerait le plus sur la qualité de vie des Canadiens.

Le sondage d’Abacus Data suggère qu’un meilleur accès au logement est la deuxième priorité des Canadiens, après l’amélioration des routes et des égouts.

Le directeur général de la maison de sondage, David Coletto, souligne que les préoccupations sur les coûts du logement sont répandues autant en ville qu’en campagne.

«On a le sentiment que le logement est devenu inaccessible et que cela a donc un impact sur la qualité de vie à laquelle les gens s’attendent», a-t-il expliqué.

Le sondage a été effectué en ligne auprès de 5106 Canadiens âgés de 18 ans et plus, entre le 14 et le 28 mars. Les experts en recherche et en méthodologie jugent qu’il est impossible d’attribuer une marge d’erreur à un sondage réalisé en ligne puisque la méthode d’échantillonnage est non probabiliste.

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