Loi 40: Alexandre Cusson est persuadé que le compte de taxes va augmenter

QUÉBEC — Le candidat au leadership libéral Alexandre Cusson se range dans le camp de ceux qui sont convaincus que la loi 40 fera grimper le compte de taxes municipales.

L’ancien maire de Drummondville et ancien président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) juge «inacceptable» la nouvelle loi 40 sur la gouvernance scolaire, particulièrement en ce qui a trait à l’obligation qui sera faite aux villes de céder des terrains pour y construire des écoles, le tout sans aucune forme de compensation financière.

Cette façon «autoritaire» de faire les choses, sans jamais avoir consulté d’abord le milieu municipal, va d’ailleurs «laisser des traces dans la relation Québec-Municipalités», est persuadé l’aspirant-chef du Parti libéral du Québec (PLQ), en entrevue à La Presse canadienne, mercredi.

Chose certaine, le refus du gouvernement Legault de compenser les villes financièrement pour l’acquisition de terrains obligera les maires à aller piger un peu plus d’argent dans la poche des contribuables, selon lui.

«Il va y avoir un impact sur le compte de taxes, ça c’est clair», pour compenser le manque à gagner, a-t-il commenté.

Les porte-parole des principales organisations municipales, l’UMQ et la Fédération québécoise des municipalités (FQM), de même que les partis d’opposition à l’Assemblée nationale craignent eux aussi que la loi 40 entraîne une hausse des taxes foncières. 

Pourtant, s’il devient chef du PLQ et premier ministre du Québec, M. Cusson n’envisage pas d’abroger la loi 40, qui élimine les élections scolaires et les commissions scolaires, tout en installant une nouvelle forme de gouvernance du réseau de l’éducation.

Il affirme ne pas avoir l’intention de «recommencer un débat de structures» du réseau de l’éducation.

À l’heure actuelle, l’opposition officielle libérale demande au gouvernement de suspendre les articles de la loi 40 qui traitent de la cession obligatoire et gratuite de terrains municipaux.

Pour dénouer l’impasse actuelle, M. Cusson prône surtout le dialogue entre le gouvernement et le monde municipal.

«Il faut se rasseoir et trouver une façon de faire qui est convenable pour tout le monde», a-t-il commenté, réclamant «plus de respect» de la part du gouvernement Legault envers les élus municipaux.

À ce propos, il reproche au gouvernement en place de n’avoir «même pas pris le temps de s’asseoir avec des partenaires aussi importants que les municipalités», avant de rédiger sa loi controversée.

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« « Il faut se rasseoir et trouver une façon de faire qui est convenable pour tout le monde», a-t-il commenté, réclamant «plus de respect» de la part du gouvernement Legault envers les élus municipaux. »

« se RASseoir » ! ? S’est-on déjà assis ? Ç’a pas l’air. Ça semble… ‘rasoir’ plutôt (c’est nous qui tranchons); ou, sinon, s’assied-on, peut-être, oui, mais alors – dessus, pas avec, pas vis-à-vis, surtout pas en face ni en plein jour. On préfère la nuit, vers 3h21, dos tourné, voix voilée (au moins là – qqch… voilé ‘passe’…).

J’ai regardécouté le fameux dernier bâillon toute la journée ainsi que toute la nuitée. Guère élégant.

Un m’ment’né, vers la toute fin — (mais une fin interminable) —, la présidente s’est trouvée à devoir lire, un à un, tous les derniers amendements de ce cher monsieur le ministre, qui aura ainsi fait revoir ad nauseam de sa personne la même image que celle exhibée tout au cours de la Commission; i.e. un gars si emmêlé dans ses papiers, ayant accouché de qqch. si bâclé et pas d’allure, que c’en aura pris plus d’une centaine de minutes — (vous avez bien lu) — pour seulement faire lecture de « ça ». Et « ça », ce n’est pas le projet de loi au complet, non. « Ça », ce n’était que les tout derniers amendements de monsieur le ministre, dont la seule lecture aura requis ces plus de cent minutes. « Sérieux », « ‘sérieusissime’ », n’est-ce pas? On peut faire confiance, aveuglément, à qqn comme ça, n’est-ce pas; qui vous garoche, comme ça (bis), SES (dernières) volontés par la tête, puis qui vous envoie paître, en disant qu’étant donné que lui pense ainsi et que c’est lui le ministre, il n’a que faire de vos commentaires-pertes-de-temps. Ce en parfait accord par ailleurs avec le chef, qui est de même farine. Et pour qui, donc, des réformes faites en bonne et due… forme, comme ç’avait été fait par qqn d’autrement plus sage et sensé, d’autrement plus respectable et respectueux, P.-G. Lajoie; eh bien, on n’en a que faire (bis) au royaume des Legault-Guilbault et Jolin-Barrette-Roberge.

Délibérer ? Mais quelle perte de temps ! Voyons donc ! On est-tu pour se mettre à écouter ? Ah, ça, oui, en un sens. PèreLalogemonBidou a justement répondu cela à la chef de la seconde opposition, que, selon lui, un leader c’est quelqu’un « qui écoute les citoyens, la population ». Or, en énonçant cela, il n’entendait aucunement « être à l’écoute », mais bien plutôt FAIRE ce que l’monde attend. Peu importe que ç’ait du sens ou pas. Obéir au peuple, le suivre. ‘Étrange’, hein, qu’«anciennement» apprenait-on/enseignait-on que le leadership consisterait, à l’inverse, à amener l’monde à suivre un.e leader.

Quoi qu’il en soit, eu égard à la question posée ici, M. C. Auger y aurait déjà assez bien répondu, merci :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1523111/municipalite-terrains-ecoles-gouvernement-caq-legault-loi-40-michel-c-auger

Si bien que peut-être est-il temps, déjà, de faire une p’tite ‘revue générale’ de (ce) qui nous a amené.e.s là, i.e. au bord de l’abime ou en l’abime même ?

Qui eût cru qu’une vingtaine d’années après l’inauguration d’un nouveau millénaire, qu’une soixantaine d’années après celle au Québec d’une Révolution tranquille ayant eu pour socle une aussi nécessaire et radicale, aussi urgente et indispensable, aussi intrépide, audacieuse et courageuse, aussi pertinente et déterminante, déterminée et bienfaisante, qu’éminente réforme ou… mise en forme de l’Éducation chez nous; qui eût cru qu’un demi-siècle plus tard, se « pointeraient » de véritables enfants d’école pour venir faire « râh râh râh » en cette aire, en décrétant, de leur seul propre chef, que « ça va passer par là ! », et ce tout de suite, sans « perdre » une minute de plus, sans indu « niaisage » à entendre monsieur, madame tout le monde, ni autres « fatiQants » ?…

Eh bien, c’est ce qui vient d’advenir. À nouveau. Pour boucler la boucle. Et bien refermer le couvercle sur la marmite. Afin de s’assurer que, cette fois-ci, on ne rate pas son ratage.

https://www.lechodetroisrivieres.ca/actualites/education/382380/projet-de-loi-40-rien-noblige-le-premier-ministre-dagir-a-la-hate

« À nouveau » ? « Pour boucler la boucle » ? Eh oui ! À nouveau et pour compléter la manoeuvre de désinstallation de quelque chose qui, certes, ne fonctionnait pas parfaitement, mais qui, au moins, fonctionnait. Encore un peu.

L’adoptée bâillonnée loi 40 succède en effet à sa mère L 21, qui contenait déjà largement en germes, en pratique et principes-guides annonciateurs, une préfiguration de l’architecture ou l’architectonique de ce qui allait s’abattre inexorablement sur nous en ce 8 février de l’an de grâce 2020.

Avait-on pu constater en effet lors de cette dernière fête des Pères, qu’aurait été « oublié » — (ou omis?) — d’a l l o n g e r à tou.te.s ceux et celles pour qui c’eût dû être fait, une certaine clause nommée grand-père. À défaut de quoi, d’innombrables enfants, souffrant déjà d’absence d’enseignante, allaient devoir en souffrir davantage encore, ce – pour ceux en souffrant déjà; auxquels s’ajouteraient aussi de nouveaux enfants devant souffrir d’absences ainsi surajoutées d’autres enseignantes disponibles ou allant le devenir.

Première erreur, première horreur, donc, déjà là, il y a huit mois. « On » a résolu, par force et à la hâte, à l’encontre de toute logique et, surtout, éminemment plus encore, à l’encontre de toute humanité, d’ignorer sciemment et délibérément les véritables plus criants besoins en cours d’enfants en souffrance, pour s’adonner à sa chimère de l’heure, à soi, (d’)adultes « pogné.e.s » avec ses bébittes-obsessions, qui incidemment ne sont pas celles des enfants – (jamais, nulle part, n’a-t-on ouï d’enfants exprimer quelque détresse ou désarroi que ce fût parce qu’ayant une enseignante ayant quelque chose sur la tête; alors qu’ils se comptent par milliers ceux en ayant manifesté ou en manifestant relativement au fait de ne pas en avoir d’enseignante ou… d’en changer tous les jours).

En prolongement-continuité et cohérence de pareille mise en place pré-estivale, n’allait-on pas rater d’en « remettre » à l’occasion suivante, n’est-ce pas? Ç’a été fait. Ce 8 février. Et de l’exacte même façon. Sauvage.

Faut dire que la sanscoeurrie du précédent ‘épisode’ (16 juin) s’avérait dure à ‘battre’. À cet égard, donc, ne l’aura-t-on pas ‘dépassée’. Ni même égalée. Mais au moins reste-t-on dans la « continuité ».

Continuité d’incohérence, de grotesque, d’insouciance, d’ineptie, d’insenserie, d’insensibilité, d’immaturité galopante, d’insolence-arrogance-outrecuidance, d’amateurisme, d’improvisation, d’inouï bâclage, de bousculade, de bric à brac en broche à foin, de cavalièreté (allant jusqu’à remercier sans merci), etc. C’en est interminable, illimité, infini.

Bref, ce gouvernement en est un – joke. Mais pas drôle. Du tout. Pressé. Et pressant. Pas intéressé à écouter, consulter, et moins encore à discuter, délibérer, en parler avec ‘le monde’ – des grands changements que lui voit comme imminent paradis sur terre, en autant qu’on fasse vite, vite, vite. Si bien que…

Il y aurait encore immensément à dire et souligner. Mais deux réflexions-commentaires (complémentaires) devraient suffire ici.

D’abord, inspiré de deux comptes rendus émanant de R.-C., doit-on reconnaître et convenir, comme disait Qohélet, qu’il y aurait un temps pour chaque chose. Ainsi que des choses ne se présentant pas tout le temps pareil.les d’un temps à l’autre. Alors qu’inversement, des pratiques ou principes peuvent, elles et eux, être transférables ou transposables, reproduisables, through tous les temps.

Ainsi, en ce premier compte rendu, constate-t-on que la ‘manière’ JFR n’a rien de commun avec ce qu’avait été celle de PGL (il y a 55 ans), en la même aire et pour une même cause.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1525449/celine-lefrancois-commission-scolaire-monts-marees-education

Comme quoi, une même manière-de-faire, respectueuse et réceptive, collective, interactive et collaborative, plurielle, d’un siècle à l’autre, vaut mieux que l’imposition de quelque chose à coups de pied, autoritairement et en vitesse, d’en-haut (a fortiori lorsque les en-tête n’en ont pas bien bien de tête, comme c’est hélas actuellement trop le cas).

Puis, constate-t-on ensuite qu’il y aurait aussi du non pareil, du non équivalent, du non transposable, donc. (Ce qui a été évoqué et présenté, déjà, ci-dessus) :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1523111/municipalite-terrains-ecoles-gouvernement-caq-legault-loi-40-michel-c-auger

Et qu’en conséquence, culbuter n’importe quoi à tort et à travers dans la cour de l’autre, comme le fait ce gouvernement, n’est pas toujours convenable ou ‘approprié’, pour le dire ainsi aussi gentiment à propos de gens n’en méritant vraiment pas tant.

Enfin, pour conclure, renverrais-je à l’exclamation, découragée, à raison, de la députée de Sherbrooke, à propos de l’ensemble de ce on ne peut plus abracadabrant et biscornu « dossier ». Qui avait lâché, en cours de fin de séance, cet éloquent « ça s’peut pas ? ! ». Devant être transcrit ainsi, i.e. avec ce ? et ce ! ; en raison de l’interrogation (tonalité) et de l’exclamation (intonation), qui se trouvaient manifestées alors en même temps en son élocution.

Voir à 1h09 de la fin de cette séance (1h08.58 plus précisément) :

http://www.assnat.qc.ca/fr/video-audio/archives-parlementaires/travaux-commissions/AudioVideo-84167.html

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