L’OIIQ se donne une semaine pour réfléchir aux recommandations sur son examen

MONTRÉAL — Au lendemain du dépôt d’un rapport d’étape dans l’enquête sur le taux d’échec disproportionné lors de l’examen d’admission à la profession d’infirmière de l’automne dernier, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) annonce qu’il se donne une semaine pour répondre aux deux recommandations qui lui ont été soumises.

Le prochain examen d’admission à la profession d’infirmière sera-t-il reporté? Les candidates ayant échoué pour la troisième fois lors de la dernière épreuve catastrophique auront-elles droit à une ultime chance? Il faudra encore patienter avant de connaître les réponses à ces questions, selon le communiqué publié en ligne jeudi après-midi.

Dans un message diffusé sur son compte Twitter, l’OIIQ se dit conscient «que cette situation crée une incertitude» pour les candidates à l’exercice de la profession d’infirmière ainsi que pour les établissements d’enseignement et les institutions de santé qui comptent sur l’arrivée de renforts.

Toutefois, l’ordre estime avoir besoin d’une semaine pour «bien analyser le rapport et ses recommandations» et pour «explorer les différentes options». Il se donne donc jusqu’au 25 janvier pour transmettre sa réponse au commissaire.

L’OIIQ dit également vouloir continuer de collaborer pleinement à l’enquête.

Dans le rapport d’étape rendu public mercredi, Me André Gariépy affirme avoir recueilli «des éléments préoccupants tant sur l’examen que sur la formation des personnes candidates». Il soutient ainsi que «des personnes candidates ont vraisemblablement subi un préjudice dans leur parcours d’insertion professionnelle» lors de la plus récente épreuve.

En septembre dernier, 51 % des candidates ayant tenté leur chance n’ont pas obtenu la note de passage de 55 % à l’examen.

Au moment du dévoilement des résultats, l’OIIQ avait blâmé le contexte de la pandémie pour justifier un cadre d’apprentissage ou de préparation à l’examen inadéquat pour les étudiantes des différents programmes de soins infirmiers.

Pour démarrer son enquête, le commissaire Gariépy s’est appuyé sur deux hypothèses pouvant expliquer l’impressionnant taux d’échec. D’une part, soit «l’examen comporte des failles méthodologiques» ou d’autre part «la formation des personnes candidates (…) ne les a pas préparées adéquatement». Une combinaison des deux facteurs pourrait aussi être en cause.

Il a donc proposé un report du prochain examen d’admission prévu en mars ainsi que des «mesures conservatoires» pour les quelque 200 candidates exclues du processus d’admission en raison d’un troisième échec.

Selon Me Gariépy, «il serait imprudent d’obliger toute personne candidate à se présenter à la prochaine séance de l’examen» avant que l’on ne sache ce qui a mal tourné l’automne dernier. Pour les mêmes raisons, il estime qu’il serait injuste d’écarter définitivement des candidates potentiellement lésées.

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