L’Ontario doit diminuer ses cas quotidiens pour déconfiner, dit la santé publique

TORONTO — Les cas de COVID-19 en Ontario devront tomber en dessous de 1000 par jour avant d’entamer un déconfinement, a prévenu lundi le médecin-hygiéniste en chef de la province, exprimant un optimisme prudent quant à la possibilité que le taux d’infection ait plafonné.

Selon le docteur David Williams, bien que le nombre de cas quotidien demeure élevé – 2578 en date de lundi – l’impact des restrictions adoptées le 26 décembre commence à se faire sentir.

Le docteur Williams a indiqué que la moyenne des cas sur sept jours en Ontario a chuté à un peu plus de 3000 cas, par rapport aux quelques 3500 signalés dans les dernières semaines. 

Il a dit qu’il aimerait voir le nombre quotidien de nouveaux cas passer aux niveaux observés pour la dernière fois à la fin d’octobre avant que les mesures ne soient assouplies.

Le docteur Williams a assuré que c’était «réalisable».

Il voudrait aussi que le nombre de patients hospitalisés aux soins intensifs en lien avec la COVID-19 diminue à 150, alors qu’ils étaient 395 lundi.

«Si vous tombez en dessous de 150 patients COVID dans des lits de soins intensifs, cela commence à vous ramener là où tous les hôpitaux peuvent commencer à faire leurs autres procédures électives», a-t-il expliqué.

Un nouvel hôpital

Il y a moins d’une semaine, la province a été plongée dans son deuxième état d’urgence de la pandémie et le premier ministre Doug Ford a imposé une ordonnance de rester à la maison.

Le premier ministre Ford a d’ailleurs annoncé lundi qu’un nouvel hôpital ouvrirait à Vaughan pour soulager une pénurie de capacité en raison de la hausse des cas de COVID-19.

Certains patients de la grande région de Toronto seront transférés à l’hôpital Cortellucci de Vaughan, qui ouvrira le 7 février.

L’hôpital ajoutera 35 lits aux soins intensifs et 150 lits d’hôpitaux.

La ministre de la Santé, Christine Elliott, a indiqué que des patients étaient déjà transférés à Kingston et dans la région de Niagara.

Éclosion dans une maison de soins

Une porte-parole de la ministre des Soins de longue durée de l’Ontario a annoncé lundi que la Croix-Rouge canadienne avait été déployée dans une maison de soins à Barrie, qui est aux prises avec une éclosion majeure de COVID-19.

Krystle Caputo a précisé que 57 résidants, 43 membres du personnel et deux visiteurs essentiels ont reçu un diagnostic positif de COVID-19 à Roberta Place. Neuf résidents sont morts du virus à la résidence pour personnes âgées.

Plusieurs hôpitaux à proximité et le bureau de santé publique local aident également à gérer la résidence pendant l’éclosion.

«Nous restons déterminés à faire tout ce que nous pouvons, avec nos partenaires, pour aider à stabiliser la résidence et à la ramener à un fonctionnement normal», a déclaré Mme Caputo dans un communiqué.

Clinique de vaccination

Une clinique dédiée à l’administration des vaccins contre la COVID-19 a ouvert lundi au palais des congrès de Toronto. 

Les responsables municipaux affirment que la clinique aidera le ministère de la Santé de l’Ontario à tester et à ajuster la configuration des cliniques d’immunisation dans les milieux non hospitaliers. 

La clinique du Metro Toronto Convention Centre, qui se trouve au cœur du centre-ville, espère vacciner 250 personnes par jour, mais la Ville note que cela dépendra entièrement de l’approvisionnement en vaccins.

Pfizer-BioNTech, qui fabrique l’un des deux vaccins approuvés par Santé Canada, a annoncé la semaine dernière qu’elle retardait temporairement les expéditions internationales des vaccins pendant qu’elle modernisait ses installations de production en Europe. 

Le gouvernement de l’Ontario a déclaré que cela aurait un impact sur le plan de distribution des vaccins de la province, et certaines personnes verront leurs injections de rappel retardées de plusieurs semaines. 

La Ville de Hamilton, quant à elle, affirme que la province lui a ordonné de cesser temporairement d’administrer la première dose des vaccins Pfizer-BioNTech et Moderna à tout le monde, sauf aux résidents, au personnel et aux soignants des foyers de soins de longue durée et des établissements de retraite. 

Une porte-parole de la ministre de la Santé Christine Elliott n’a pas dit combien de régions de la province avaient reçu cette directive. 

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