Plus d’Ontariens pourront devancer leur rendez-vous pour la deuxième dose de vaccin

TORONTO — Un plus grand nombre d’Ontariens pourront devancer, dès la semaine prochaine, leur deuxième dose d’un vaccin, alors que la province se prépare à recevoir des millions de doses en juin.

Les responsables encouragent les Ontariens à être «pleinement vaccinés» le plus rapidement possible afin de freiner la propagation d’un variant plus contagieux qui menace les plans de réouverture dans certaines régions. Les deuxièmes doses seront administrées en fonction de l’approvisionnement et non du vaccin reçu en première dose, ont précisé les responsables. La ministre de la Santé, Christine Elliott, a estimé jeudi que «le meilleur vaccin pour la deuxième dose est le premier vaccin disponible». 

Les Ontariens qui ont reçu en première dose un vaccin à ARNm au plus tard le 9 mai pourront dès lundi réserver leur place pour la deuxième dose. Les résidents de 10 «zones chaudes» liées au variant Delta qui avaient reçu leur première dose d’ARNm au plus tard le 30 mai pourront le faire à compter de mercredi.

Les experts estiment que ceux qui ont reçu une seule dose sont moins bien protégés contre le variant Delta, qui est en passe de devenir dominant en Ontario. Le gouvernement avait d’abord identifié sept régions comme «zones chaudes du variant Delta»: Toronto, Peel, Halton, Porcupine, Wellington-Dufferin-Guelph, Waterloo et York. Il en a ajouté jeudi trois autres: Hamilton, Durham et Simcoe-Muskoka.

Le gouvernement a aussi annoncé jeudi que tous les adultes qui avaient reçu leur première dose d’ARNm le 10 mai ou après pourront réserver une deuxième dose plus tôt que prévu, à compter du 28 juin. Ce calendrier ne s’applique pas pour l’instant aux jeunes âgés de 12 à 17 ans. 

Les Ontariens qui ont reçu l’AstraZeneca en première dose peuvent prendre rendez-vous pour la deuxième dose huit semaines plus tard. Ils peuvent recevoir une deuxième dose d’AstraZeneca, ou une dose de Moderna ou Pfizer.

Le variant Delta 

Ce devancement des deuxièmes doses intervient alors que l’effort de vaccination en Ontario continue de s’étendre, avec des nombres records de vaccins quotidiens administrés cette semaine. Plus de 75 % des adultes en Ontario avaient reçu jeudi au moins une dose de vaccin et 19 % étaient pleinement vaccinés. La ministre Elliott a déclaré jeudi que son gouvernement publiera «très bientôt» des avis sur les activités qui sont sécuritaires pour les personnes pleinement vaccinées. 

Les chiffres de vaccination sont d’ailleurs très proches actuellement des cibles du gouvernement pour amorcer la deuxième étape de son plan de déconfinement. Les restrictions sur les entreprises, les rassemblements et d’autres activités seraient assouplies davantage le 2 juillet, si tout va bien.

Mais le fameux variant Delta constitue toujours une menace pour ces déconfinements dans certaines régions. Vendredi dernier, la région couverte par le bureau de santé publique de Porcupine, qui couvre Timmins et plusieurs communautés autochtones du nord-est, n’est pas entrée en phase 1 du déconfinement, avec le reste de la province, en raison d’un pic continu de cas, qui seraient liés à ce variant.

Dans la région de Waterloo, les autorités locales ont prévenu cette semaine qu’une augmentation des cas due à des variants pourrait entraver une nouvelle réouverture — et pourrait même signifier un retour à des mesures sanitaires plus strictes. Le gouvernement ontarien déploie des équipes mobiles de vaccination pour tenter de juguler ces éclosions, a-t-on indiqué jeudi. 

Le médecin hygiéniste en chef de la province a déclaré qu’il pourrait soutenir le passage à la phase 2 quelques jours plus tôt que prévu, si les chiffres le permettent, mais il préférait sinon s’en tenir au calendrier initial. Le docteur David Williams admet que les chiffres se sont améliorés: l’Ontario signalait jeudi 370 nouvelles infections et sept nouveaux décès. Mais les taux d’infection sont toujours élevés et la situation à Porcupine et Waterloo montre à quelle vitesse le variant Delta peut se propager, a-t-il rappelé. «Nous ne voulons même pas donner à la quatrième vague une chance de prendre pied. Gardons le cap!»

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.