L’Ontario référerait plus de chirurgies simples à l’extérieur des hôpitaux

TORONTO — Le gouvernement de l’Ontario référera à des cliniques autonomes, hors des hôpitaux, des milliers d’interventions chirurgicales supplémentaires, afin de s’attaquer à la liste d’attente croissante, ont déclaré vendredi des sources gouvernementales de haut rang.

Les sources, qui n’étaient pas autorisées à s’exprimer avant une annonce prévue la semaine prochaine, ont déclaré que lors de sa première phase de réforme des chirurgies, le gouvernement étendra les capacités existantes des «établissements de santé autonomes».

La première phase se concentrera sur l’augmentation du nombre de chirurgies de la cataracte référées en cliniques autonomes, ont indiqué les sources. Une deuxième phase s’étendra aux chirurgies orthopédiques peu complexes, comme les arthroplasties du genou et de la hanche, ainsi qu’aux tests diagnostiques.

L’objectif du gouvernement est de faire exécuter des chirurgies de gravité faible et peu complexes en dehors du système hospitalier débordé, ont indiqué les sources.

Le premier ministre Doug Ford a fait allusion à cette solution mercredi dernier, en affirmant que son gouvernement avait besoin du privé pour réduire les listes d’attente croissantes en chirurgie. Il a toutefois assuré que les patients n’auront pas à payer de leur poche pour une opération.

M. Ford a déjà précisé qu’il s’agira d’interventions simples, comme les chirurgies du genou ou de la hanche et les opérations pour des cataractes. 

«C’est clair que ça ralentit le système de santé», a-t-il plaidé. 

Déshabiller Paul?

Les sources au gouvernement ont assuré que cette décision ne retirera pas de médecins et d’infirmières du système hospitalier. Les établissements de santé autonomes devront fournir des plans de dotation en personnel pour garantir que le système hospitalier ne soit pas affecté négativement, selon les sources.

Ils ont ajouté que le gouvernement introduira également une liste d’attente centralisée, afin de rendre le nouveau système plus efficace.

La ministre de la Santé, Sylvia Jones, avait déjà annoncé l’été dernier l’intention de son gouvernement de faire pratiquer certaines chirurgies en dehors du système hospitalier.

La dirigeante de l’Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario soutient que son organisme professionnel avait recommandé au gouvernement il y a plusieurs mois de relier les cliniques chirurgicales autonomes au système hospitalier, afin «d’assurer la continuité des soins et la sécurité des patients».

«Nous avons également souligné que ce n’était pas la solution à la crise des soins de santé et que cela taxerait davantage nos pénuries de ressources humaines en santé et augmenterait encore les temps d’attente pour des soins hospitaliers plus urgents», a indiqué la docteure Nancy Whitmore dans une déclaration écrite.

«Nous n’avons pas récemment participé à la conversation [avec le gouvernement] et n’avons pas été informés que ce serait annoncé ou mis en œuvre.»

En novembre dernier le directeur médical en chef de Santé Ontario, le docteur Chris Simpson, a déclaré que l’arriéré chirurgical s’élevait à 250 000 opérations en attente. Il s’agit d’un nombre similaire à celui d’avant la pandémie, a-t-il dit, mais les Ontariens attendent maintenant plus longtemps pour obtenir ces chirurgies – près de la moitié des gens (environ 45 %) attendent plus longtemps que la référence déterminée cliniquement.

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