L’Ontario signale lundi son premier cas de variant apparu en Afrique du Sud

TORONTO — L’Ontario signale son premier cas de variant du coronavirus qui est apparu en Afrique du Sud et le médecin hygiéniste en chef de la province a prévenu que ce ne serait pas le dernier. 

Le docteur David Williams a annoncé lundi que le «variant sud-africain» avait été signalé dans la région de Peel chez une personne qui n’avait ni voyagé ni eu de contact connu avec un voyageur. Il a rappelé que selon les données en provenance d’Afrique du Sud, ce variant du SRAS-CoV-2 a une charge virale plus élevée, ce qui signifie qu’il peut être plus infectieux.

Un petit nombre de cas ont déjà été confirmés dans d’autres provinces canadiennes, dont l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Le variant sud-africain est l’un des trois «variants préoccupants» pour lesquels la santé publique en Ontario intensifie le dépistage. Les autorités ont déjà confirmé des dizaines de cas du «variant britannique» dans la province depuis sa première détection en décembre. Les experts qui conseillent le gouvernement ont déjà prévenu que la propagation de ce variant constitue une menace importante pour le contrôle de la pandémie en Ontario.

Plus tôt lundi, la région de York, banlieue nord de Toronto, a confirmé qu’elle avait enregistré 39 cas au total du variant britannique. Alors que la majorité de ces cas sont maintenant résolus, la municipalité a déclaré que 24 ménages étaient associés à cette éclosion, et 10 ont été disséminés par «transmission locale».

La direction de la santé publique de Toronto a rapporté lundi qu’il avait lié deux cas du variant britannique à une éclosion dans une usine de transformation de la viande qui avait infecté 78 personnes. Or, «pour le moment, rien n’indique que des cas identifiés dans cette éclosion aient récemment voyagé ou ont été en contact avec une personne qui a voyagé récemment», a précisé la santé publique régionale. L’usine «Belmont Meats» a fermé volontairement le 28 janvier pendant la tenue de l’enquête épidémiologique.

Dimanche, la direction provinciale de la santé publique avait confirmé 69 cas au total du variant britannique en Ontario, bien que les responsables régionaux aient déclaré que ce nombre était probablement beaucoup plus élevé.

Les voyageurs testés à l’aéroport

Ces nouveaux cas de variants sont signalés lundi alors que l’Ontario commençait à obliger tous les voyageurs internationaux à subir un test de dépistage de la COVID-19 dès leur arrivée, dans le but justement d’empêcher ces nouveaux variants contagieux de s’infiltrer davantage dans la province.

Le gouvernement ontarien a annoncé cette mesure obligatoire vendredi, au moment où le gouvernement fédéral présentait des restrictions similaires, mais qui doivent entrer en vigueur dans les prochaines semaines.

Le premier ministre Doug Ford a applaudi son homologue Justin Trudeau pour ce nouveau plan fédéral, mais il a indiqué que l’Ontario procéderait d’ici là à ses propres tests. Ceux-ci devaient être imposés à compter de lundi à l’aéroport international Pearson de Toronto. Ils s’appliqueront aussi éventuellement aux postes frontaliers terrestres entre l’Ontario et les États-Unis.

L’Ontario signalait lundi 1969 nouveaux cas de COVID-19 et 36 autres décès liés au virus. Des 1969 nouveaux cas, 886 étaient recensés à Toronto, 330 dans sa banlieue de Peel et 128 dans celle de York. Mais une porte-parole du ministère de la Santé a précisé qu’à mesure que Toronto migre vers le système provincial de données, des enregistrements supplémentaires ont été signalés au bureau régional de santé publique, ce qui a entraîné lundi une surestimation des chiffres quotidiens. 

L’Ontario rapporte que près de 30 400 tests ont été effectués depuis la dernière mise à jour quotidienne. La province indique que 2256 doses de vaccins ont été administrées depuis le rapport de dimanche. Au total, 341 900 ont été administrées en Ontario jusqu’ici.

Il y a eu 270 180 cas confirmés en Ontario depuis le début de la pandémie; 244 939 ont été résolus et 6224 décès de la COVID-19 ont été signalés. 

Des écoles rouvrent  

Les écoles rouvraient leurs portes lundi dans le sud de l’Ontario. Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, avait indiqué jeudi que les élèves pourraient physiquement retourner en classe dans les régions desservies par les bureaux de santé publique d’Ottawa, de l’est de l’Ontario, du Sud-Ouest et de Middlesex-London. 

Les établissements scolaires situés dans d’autres parties de la province plus durement touchées par la COVID-19 restent cependant fermés, comme dans les régions de Toronto, Hamilton, Peel et York. Le gouvernement espère toujours que toutes les écoles de la province pourront rouvrir d’ici le milieu de la semaine prochaine, le 10 février, mais une augmentation des cas pourrait changer ces plans, a rappelé lundi le premier ministre.

D’autre part, les étudiants des programmes de formation des enseignants seront autorisés à occuper des postes suppléants cette année en Ontario, sous certaines conditions. Le gouvernement affirme que ce changement est temporaire et vise à remédier aux pénuries d’enseignants durant la pandémie. Selon le gouvernement, cela pourrait signifier jusqu’à 2000 suppléants supplémentaires disponibles pour des postes partout en Ontario.

Enfin, la police signale lundi qu’une église d’Aylmer a de nouveau enfreint les consignes sanitaires en organisant un office religieux en personne. Selon les enquêteurs, la cérémonie a eu lieu dimanche à l’intérieur de l’Église de Dieu, en «violation flagrante» des consignes. La police a accusé un homme de 57 ans et un autre de 26 ans d’avoir organisé un rassemblement qui dépassait le nombre de personnes autorisées. L’église en tant que personne morale est également accusée. 

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