L’Ontario tente de convaincre certains citoyens âgés d’aller se faire vacciner

TORONTO — Le gouvernement ontarien tente de trouver des façons de vaincre l’hésitation de certains de ses citoyens les plus âgés à se faire vacciner, a admis lundi la ministre de la Santé.

Christine Elliott a fait ces commentaires quelques heures avant que le Comité consultatif national de l’immunisation ne recommande de suspendre l’utilisation du vaccin Oxford-AstraZeneca pour les moins de 55 ans.

Le médecin-hygiéniste en chef de l’Ontario a déclaré que cette recommandation signifie que la province, qui n’a jusqu’à présent utilisé ce vaccin que pour les personnes âgées de 60 ans et plus, «suspendait» ses plans pour l’administrer à des groupes plus jeunes.

Plus tôt lundi, la ministre Elliott avait reconnu que les inquiétudes suscitées par le vaccin Oxford-AstraZeneca, et la préférence de certains citoyens de se faire vacciner par leur médecin de famille, ne sont que quelques-unes des raisons pour lesquelles l’adhésion chez les personnes âgées n’avait pas été aussi rapide que le gouvernement l’aurait souhaité.

«Nous l’étudions, oui, nous essayons de surmonter un certain degré d’hésitation à l’égard des vaccins, en particulier en ce qui concerne l’AstraZeneca», a reconnu Mme Elliott, qui avait reçu plus tôt lundi sa première dose de vaccin, l’Oxford-AstraZeneca justement, dans une pharmacie de Toronto.

«C’est entre autres pour ça que je voulais être vaccinée publiquement, pour montrer aux gens que c’est sécuritaire et que ça marche.»

Plus de 2 millions de doses administrées

Le cabinet de la ministre Elliott a déclaré que 40 % des adultes âgés de 75 à 79 ans avaient reçu leur première dose de l’un des vaccins depuis qu’on a ouvert le cahier de rendez-vous pour ce groupe d’âge la semaine dernière. Le gouvernement soutient par ailleurs que 77 % des résidents de 80 ans et plus ont reçu leur première dose.

«Nous savons que certaines personnes — en particulier les personnes âgées, qui peuvent avoir d’autres conditions — veulent vraiment être vaccinées par leur professionnel de première ligne», a déclaré la ministre. «C’est pourquoi nous nous assurons de distribuer aussi beaucoup de vaccins dans les soins de première ligne.»

Jusqu’ici, 2 031 735 doses de vaccin ont été administrées en Ontario.

Pendant ce temps, le gouvernement a ouvert lundi le cahier de rendez-vous pour la vaccination des résidants de 70 ans et plus dans plusieurs bureaux de santé, y compris dans la région de York, où le vaste stationnement du parc d’attractions «Canada’s Wonderland», à Vaughan, au nord de Toronto, a été transformé en clinique de «vaccination à l’auto». On pourra y administrer plus de 1200 doses chaque jour.

Restrictions plus sévères

L’Ontario a également déclaré lundi que les restrictions seraient resserrées mardi dans la région sanitaire de Middlesex-London, à la suite d’une augmentation des cas. Le gouvernement activera sa mesure de «frein d’urgence» pour faire passer cette région en «zone rouge». Selon les autorités, le taux de prévalence des cas dans Middlesex-London a augmenté de 86,9 % la semaine dernière, pour atteindre 64,4 cas par 100 000 habitants.

Les autorités signalaient lundi 2094 nouveaux cas de COVID-19 dans toute la province et 10 autres décès liés au virus. De ces deux milliers de nouveaux cas, 618 étaient recensés à Toronto, 368 dans sa banlieue de Peel, 277 dans celle de York, 132 à Ottawa et 104 dans la région de Durham. Les données de lundi sont basées sur 39 500 tests terminés.

L’Ontario rapportait lundi 841 hospitalisations avec la COVID-19, mais le gouvernement soulignait que 10 % des hôpitaux n’avaient pas soumis de données au cours de la fin de semaine. La province affirme que 50 453 doses d’un des vaccins ont été administrées depuis le rapport quotidien de dimanche.

Par ailleurs, des mesures de santé publique plus strictes sont entrées en vigueur lundi dans deux régions de la province. La région sanitaire de Hamilton est entrée en «phase grise», la plus stricte du plan d’intervention provincial, tandis que la région sanitaire de l’est de l’Ontario entrait en «zone rouge», la deuxième plus stricte.

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