L’OPP estimait que les appuis politiques au convoi pouvaient galvaniser les troupes

OTTAWA — La Police provinciale de l’Ontario avait prévenu l’hiver dernier que le soutien de politiciens canadiens au «convoi de la liberté» pouvait galvaniser les manifestants dans les rues du centre-ville d’Ottawa.

Cette évaluation figure dans un rapport compilé le 6 février, plus d’une semaine après l’arrivée des manifestants dans la région de la capitale, souvent au volant de gros semi-remorques, klaxonnant bruyamment leur mécontentement contre le gouvernement.

Dans son rapport, la Police provinciale de l’Ontario soulignait que le «soutien apparent de personnalités politiques canadiennes» pouvait «certainement enhardir davantage ceux qui organisaient et participaient au blocus».

La Police provinciale prévenait que ces appuis politiques étaient susceptibles de donner de la crédibilité aux manifestants et de valider leurs tactiques, et peut-être même conduire à plus de blocus ailleurs au Canada.

Ce document, qui a été déposé en preuve à la commission d’enquête publique sur le recours, par le gouvernement libéral fédéral, à la Loi sur les mesures d’urgence, ne mentionne aucun politicien en particulier.

Mais les manifestants ont reçu le soutien très public de nombreux députés conservateurs fédéraux, dont Pierre Poilievre, devenu en septembre chef du parti. 

Des appuis sont aussi venus notamment du chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, et de Randy Hillier, qui était à l’époque député indépendant à l’Assemblée législative de l’Ontario.

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