L’opposition libérale réclame un congé de taxe foncière pour les hôteliers

QUÉBEC — Pour leur permettre de survivre à la pandémie, les hôteliers du Québec devraient avoir droit à un congé de taxe foncière cette année.

C’est du moins l’avis de l’opposition libérale, qui a formulé une demande en ce sens au gouvernement Legault, jeudi.

La taxe foncière que devraient acquitter collectivement en 2020 les hôteliers serait donc assumée par Québec, une facture salée de 200 millions $.

La proposition a été faite par la députée de Verdun, Isabelle Melançon, porte-parole sur les questions de tourisme, et convaincue qu’il s’agit là du moyen à privilégier pour soutenir cette industrie au bord de la catastrophe.

En conférence de presse, elle a rappelé que les taux d’occupation actuellement, à Montréal et à Québec, oscillaient entre 3 % et 5 %.

Pour les hôteliers de Montréal, elle estime le manque à gagner à quelque 500 millions $.

«En hôtellerie, la vraie crise, actuellement, c’est une crise de liquidités. On manque d’argent liquide pour pouvoir, notamment, payer les taxes foncières. On apprend qu’un hôtelier sur cinq actuellement ne sera pas capable de payer ses taxes foncières, le prochain paiement qui est à venir», selon la députée, qui rappelle que les deux tiers des hôtels du Québec sont de propriété québécoise.

Après avoir consulté le milieu, Mme Melançon calcule que les trois quarts des hôteliers ne seront plus dans la course d’ici un an, si aucune aide gouvernementale ne leur est apportée sous peu.

«Ça veut dire que plus de 75 % des hôtels fermeraient, si le gouvernement continue à se croiser les bras comme il le fait depuis le début de la pandémie pour les hôteliers. Or, 44 000 emplois dépendent du secteur de l’hôtellerie», a-t-elle fait valoir, soulignant que les touristes ne seront pas de retour avant longtemps, en raison de la crise sanitaire qui perdure.

«On doit agir rapidement, sans quoi ce sera l’hécatombe», prédit-elle.

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