L’UE a besoin du pétrole canadien, souligne la nouvelle ambassadrice de l’Ukraine

CALGARY — La nouvelle ambassadrice de l’Ukraine au Canada affirme que les sociétés pétrolières et gazières canadiennes peuvent contribuer à la lutte contre la Russie en entrant et en s’étendant sur le marché européen. 

Yulia Kovaliv a fait ces remarques lors d’une conférence de l’industrie de l’énergie à Calgary, un jour après avoir présenté ses lettres de créance à la gouverneure générale, Mary Simon, à Ottawa, et avoir officiellement assumé le poste d’ambassadrice.

Mme Kovaliv a expliqué que l’Europe aurait besoin de l’énergie canadienne pour aider à remplacer les barils qui seront perdus à partir de 2023, lorsqu’un embargo de l’Union européenne (UE) sur le pétrole russe entrera en vigueur. 

L’Energy Information Administration (EIA) des États-Unis a calculé que la production de pétrole russe devrait chuter d’environ 18 %, passant de 11,3 millions de barils par jour à 9,3 millions de barils par jour d’ici la fin de l’année prochaine. 

Les statistiques de l’EIA montrent que la Russie exportait 7,8 millions de barils de pétrole brut par jour à la fin de l’année dernière, et que 60 % de ces exportations étaient destinées à l’Europe.

Mme Kovaliv a estimé que le remplacement de ces barils serait un défi majeur pour l’Europe et pourrait représenter une occasion pour le Canada. 

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