L’UE ouvre ses frontières aux Canadiens, mais Ottawa n’est pas prêt à assouplir

Ottawa a prolongé pour un mois, jusqu’à la fin de juillet, les règles strictes qui interdisent à la plupart des voyageurs étrangers d’entrer au Canada, alors que l’Europe s’apprête à accueillir à nouveau dès maintenant les Canadiens.

Les restrictions canadiennes sur les voyages non essentiels concernent les personnes souhaitant entrer au Canada en provenance de pays autres que les États-Unis. Ces mesures, décidées par décret du cabinet fédéral en mars dernier, au début de la pandémie de COVID-19 au Canada, devaient expirer à la fin de juin — mardi soir à minuit.

«Je peux confirmer que le décret a été prolongé, a déclaré Rebecca Purdy, porte-parole de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC). Tous les voyages de nature facultative ou discrétionnaire, y compris le tourisme et les loisirs, sont couverts par ces mesures.»

Ce décret prévoit des exemptions pour la famille immédiate de citoyens canadiens ou de résidents permanents, ainsi que pour le personnel de bord de compagnies aériennes.

Les voyages des Américains, quant à eux, sont couverts par un autre décret, qui est actuellement en vigueur pour un mois jusqu’au 21 juillet — après avoir été prolongé pour un mois à trois reprises. L’ASFC a d’ailleurs rappelé mardi, à l’approche des fêtes du 1er juillet au Canada et du 4 juillet aux États-Unis, que ces restrictions sont toujours en vigueur.

La prolongation du décret pour les pays autres que les États-Unis intervient alors que le Conseil de l’Union européenne a recommandé, mardi, à ses membres d’ouvrir leurs frontières à 15 pays, dont le Canada, à compter du 1er juillet.

Les États-Unis ne font pas partie de cette liste, qui sera revue toutes les deux semaines. Les pays tiers autorisés à voyager en sol européen devaient répondre à des critères bien précis. Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 devait non seulement être stable ou à la baisse au cours des 14 derniers jours, mais avoisiner la moyenne européenne.

De plus, la réponse globale de ces pays devait prendre en considération le nombre de tests, la surveillance, le repérage de contacts et la fiabilité de l’information rapportée.

Le Canada a donc réussi à se tailler une place au sein de cette courte liste en raison de sa maîtrise de l’épidémie. C’est tout le contraire de son voisin américain, qui a vu une flambée de nouveaux cas dans plusieurs États et s’est vu obliger de reconfiner des pans entiers de son économie.

Les autres pays recommandés par l’UE sont: l’Algérie, l’Australie, la Géorgie, le Japon, le Monténégro, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, le Rwanda, la Serbie, la Corée du Sud, la Thaïlande, la Tunisie, l’Uruguay et la Chine, sous certaines conditions.

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