L’Université de Moncton est de nouveau la cible d’un courriel malveillant

MONCTON, N.-B. – L’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, a de nouveau été la cible d’un courriel malveillant, a annoncé l’établissement, dimanche.

Par voie de communiqué, elle a indiqué qu’un nouveau courriel provenant de la même source à l’origine des messages malveillants précédents avait été envoyé samedi soir, mais celui-ci a rapidement été effacé par la direction générale des technologies.

L’Université dit continuer à travailler de concert avec la Gendarmerie royale du Canada, ainsi que des experts externes, afin de mettre fin le plus rapidement possible à cette campagne «de courriels dégradants et non désirés».

Elle refuse de faire d’autres commentaires afin, dit-elle, de ne pas nuire à l’enquête en cours.

La semaine dernière, plusieurs centaines de membres de la communauté universitaire de l’Université de Moncton avaient reçu des courriels malveillants. Ces messages contenaient des éléments à caractère sexuel et haineux visant une étudiante.

Ces envois n’étaient pas dû à un acte de piratage, mais est le fait d’un cas d’usurpation d’identité, avait indiqué le recteur de l’établissement, Raymond Théberge, lundi dernier. Ainsi, l’un des messages a été envoyé au moyen d’une adresse courriel de la Fédération des étudiantes et étudiants du campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM) par l’entremise d’un serveur se trouvant à l’extérieur du pays, a déclaré celui qui est aussi vice-chancelier de l’Université de Moncton.

En tout, 9000 messages issus de trois envois différents avaient alors dû être retirés du service de messagerie électronique, a précisé M. Théberge, sans toutefois pouvoir dire combien d’étudiants et membres du personnel ont reçu ces éléments dans leur boîte de réception.

D’autres messages malveillants ont été envoyés mardi et jeudi, a reconnu la direction de l’Université. Selon elle, il s’agit «d’un acte insensé de cyber-violence qu’il faut dénoncer».

«Les messages et les images ont été effacés, mais les blessures psychologiques ne se guérissent pas aussi vite», a-t-elle ajouté dans un communiqué diffusé jeudi.