L’Université Mount Allison crée un groupe de prévention contre la violence sexuelle

SACKVILLE, N.-B. — L’Université Mount Allison, au Nouveau-Brunswick, annonce qu’une étudiante ayant dénoncé le manque d’efforts de l’institution pour lutter contre le harcèlement sur son campus a été nommée coprésidente d’un nouveau comité de travail sur la violence sexuelle.

L’établissement d’enseignement a dévoilé, lundi, que l’étudiante Michelle Roy contribuerait à mener cette équipe dédiée à la prévention. Cette étudiante, qui en est à sa cinquième année, a récemment dénoncé le manque d’action de l’université en la matière. Sa dénonciation a entraîné des manifestations sur le campus de Mount Allison.

L’autre coprésidente du comité est la professeure associée de la faculté de psychologie Lisa Dawn Hamilton. Leur mandat consiste à améliorer l’éducation et la prévention en matière de violence sexuelle en plus de soutenir les survivantes et conseiller l’université sur la manière dont elle devrait gérer les cas de harcèlement ou d’agression.

L’université prévoit également faire appel à un organisme indépendant pour réviser ses politiques actuelles, ses ressources et ses procédures concernant la violence sexuelle.

Cet organisme indépendant pourra interroger des étudiantes et étudiants, des membres de la communauté universitaire et d’autres parties prenantes afin de formuler ses recommandations dans un rapport.

Une collaboration avec l’organisme Carrefour pour femmes est aussi toujours en vigueur. C’est vers cette ressource que les étudiantes sont invitées à se tourner si elles ont besoin d’aide.

L’Université Mount Allison se trouve sur la défensive depuis le 7 novembre, lorsque Michelle Roy a publié en ligne une photo d’elle-même tenant une affiche sur laquelle on peut lire que l’institution «soutient les violeurs».

Cette publication a été partagée des centaines de fois depuis. La photo s’accompagne d’un message dans lequel l’étudiante décrit ses difficultés à être entendue pour dénoncer des gestes de harcèlement sexuel sur le campus. Quelques jours plus tard, des centaines de personnes se sont réunies pour manifester leur soutien envers la jeune femme et réclamer des actions de la part de l’université.

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses de Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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