Magali Picard, première femme et Autochtone à présider la FTQ, après jeudi

MONTRÉAL — Magali Picard deviendra effectivement la nouvelle présidente de la FTQ — première femme et première Autochtone à occuper ce poste.

Le président de la FTQ, Daniel Boyer, qui était aussi président de l’élection, a annoncé, lundi en fin d’après-midi, que les mises en nomination aux postes de président et de secrétaire général étaient maintenant closes.

Magali Picard est donc seule en lice et succédera à Daniel Boyer.

Au microphone, elle a accepté sa nomination «avec beaucoup de joie, d’enthousiasme», sous les applaudissements nourris des 1200 délégués. «On va rocker ensemble», s’est-elle exclamée.

C’est toutefois jeudi en fin d’après-midi, à la fin du congrès de la FTQ, qu’elle succédera officiellement à Daniel Boyer, qui prendra alors sa retraite de la centrale syndicale de plus de 600 000 membres.

Denis Bolduc, actuel secrétaire général, est également seul en lice pour occuper ce poste de numéro deux de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec.

Mme Picard vient du grand syndicat pancanadien de fonctionnaires fédéraux qu’est l’Alliance de la fonction publique du Canada. Elle y a oeuvré comme vice-présidente exécutive nationale et a mené la longue bataille pour faire indemniser les victimes du système de paie Phénix. 

En entrevue avec La Presse Canadienne, elle avait relaté que c’est sa volonté de justice sociale qui l’avait d’abord poussée vers le syndicalisme. Elle s’était aussi décrite comme une «fière Wendate de Wendake».

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