Malgré la pandémie, Montréal continue d’attirer des investisseurs étrangers

MONTRÉAL — À l’inverse de la Silicon Valley qui se vide, ses travailleurs fuyant les coûts de loyer exorbitants pour s’établir dans des villes plus abordables, Montréal continue d’attirer à la fois des investissements internationaux et des travailleurs étrangers. 

Lundi, le président-directeur général de Montréal International, Stéphane Paquet, a dévoilé les résultats de ce qu’il a qualifié «d’année record» en termes de projets que son équipe a soutenus en 2020. L’agence de développement économique a accompagné 90 entreprises dans leurs démarches en vue de s’implanter dans la métropole. 

Malgré la crise économique que traverse la planète, la ville de Montréal fait plutôt bonne figure, compte tenu des circonstances, avec un montant total d’investissements étrangers s’élevant à 2,23 milliards $ pour 2020.

Des «chiffres impressionnants», ont tour à tour souligné la mairesse Valérie Plante, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, et la ministre fédérale du Développement économique, Mélanie Joly, qui prenaient part à la conférence de presse virtuelle. 

«Notre troisième meilleure année à vie», a tenu à indiquer M. Paquet. 

Par ailleurs, 8192 emplois ont été créés ou maintenus en 2020 dans la métropole et le salaire moyen pour ces postes s’établit à 83 976 $, soit bien au-dessus de la moyenne québécoise qui est de 50 000 $ par année.

Pas étonnant quand on constate que le principal secteur d’embauche est l’informatique (32,9 %), suivi de l’éducation (31,3 %) et de la santé (30, 7 %). 

Parmi ces travailleurs étrangers qui ont été embauchés dans la grande région métropolitaine, on compte entre autres 237 infirmières, dont une grande majorité (75 %) viennent de la France et 189 enseignants pour un nombre total de 772 travailleurs. 

Année riche en activités

La dernière année fut riche en activités pour Montréal International qui a lancé trois grands projets, dont le Centre d’expertise international de Montréal pour l’avancement de l’intelligence artificielle (CEIMIA), en partenariat avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Un projet qui permettra de cimenter la réputation de la métropole dans le domaine de l’intelligence artificielle et qui facilitera également la création de partenariats avec l’écosystème local et national.

Perspectives de relance

M. Paquet envisage l’année en cours avec optimisme. 

«La croissance est attendue dans le reste du monde et à Montréal aussi, a-t-il lancé. Il y aura une reprise (…) et nous serons là pour y prendre part.» 

Un enthousiasme que partage la mairesse qui a affirmé que le résultat des investissements internationaux témoigne de la «vigueur de Montréal». 

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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