Un porte-parole du «convoi» évoque les «divisions» au sein des organisateurs

OTTAWA — L’un des principaux porte-parole du «convoi de la liberté» l’hiver dernier a déclaré jeudi qu’il n’était pas d’accord avec un projet d’entente entre les organisateurs et la Ville d’Ottawa, qui prévoyait que les camionneurs déplacent leurs véhicules hors des rues résidentielles.

Benjamin Dichter témoigne jeudi à la Commission sur l’état d’urgence, qui enquête sur l’utilisation par le gouvernement fédéral de la Loi sur les mesures d’urgence dans le but de mettre fin à l’occupation du centre-ville d’Ottawa, qui a duré des semaines l’hiver dernier.

M. Dichter a raconté jeudi matin qu’il était venu à Ottawa en janvier à l’invitation de Tamara Lich, l’une des organisatrices du «convoi», pour être le porte-parole des manifestants.

Mais il soutient qu’il n’était pas sur la même longueur d’onde que Mme Lich quant à la conclusion d’une entente avec la Ville.

Le 12 février, deux semaines après l’arrivée des manifestants à Ottawa, Mme Lich a discuté par lettres avec le maire Jim Watson d’un accord qui verrait les camionneurs retirer leurs véhicules des rues résidentielles.

M. Dichter a déclaré jeudi qu’il n’était pas d’accord avec ces négociations, car elles étaient notamment coordonnées par l’ex-chef de cabinet du premier ministre de l’Ontario Doug Ford.

«C’est le genre de choses qui causaient beaucoup d’anxiété et de divisions», a déclaré M. Dichter.

Il a aussi expliqué jeudi qu’il était venu à Ottawa dans le but de faire disparaître les mesures obligatoires liées à la pandémie de COVID-19 et de diffuser un message de «paix, d’amour, de liberté et d’unité». Mais il s’est retrouvé en conflit avec d’autres organisateurs du convoi à propos du message, a-t-il dit.

Deux autres organisateurs de la manifestation, Tamara Lich et James Bauder, doivent également comparaître jeudi devant la commission d’enquête, qui tient des audiences publiques à Ottawa jusqu’au 25 novembre.

Mme Lich a été responsable de la création de l’une des premières collectes de fonds en ligne. Elle est rapidement devenue l’un des leaders les plus visibles du «convoi de la liberté». M. Bauder, pour sa part, avait créé le groupe «Canada Unity», qui a participé à l’élaboration du plan de convoi initial.

Des résidants d’Ottawa, des associations commerciales, des fonctionnaires et des dirigeants de la police ont déjà témoigné devant la commission. Les audiences publiques se termineront par le témoignage de dirigeants fédéraux, dont le premier ministre Justin Trudeau.

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