Manitoba: la Cour d’appel se prononcera plus tard sur la peine de Ronald Siwicki

WINNIPEG — La Cour d’appel du Manitoba a réservé sa décision sur la peine d’un homme de Winnipeg qui a laissé sa mère âgée de 89 ans sur le sol de leur maison pendant plusieurs semaines jusqu’à sa mort.

L’année dernière, Ronald Siwicki avait été condamné à trois mois de prison pour négligence criminelle, entraînant la mort de sa mère.

Un mois a été déduit de sa peine pour le temps passé en détention avant le procès.

La Couronne avait fait appel de la décision. Selon elle, la juge aurait mal évalué la culpabilité morale de M. Siwicki et une peine de trois mois ne dissuadera pas d’autres personnes à commettre un crime similaire.

La défense a plaidé que la peine était juste et qu’une durée de détention plus longue nuirait à l’homme de 67 ans.

Elizabeth Siwicki, qui souffrait de démence, était tombée de son lit en 2014 et n’avait pas pu se relever.

Une autopsie a révélé que ses plaies de lit ont causé sa mort. Ses plaies étaient si graves qu’elles s’étaient rendues jusqu’aux os.

«Cette infraction a été prolongée, douloureuse et c’était évitable», a déclaré mardi la procureure de la Couronne, Rekha Malaviya.

Elle a affirmé que la juge Colleen Suche, de la Cour du Banc de la Reine, avait erré dans son évaluation des facteurs aggravants et atténuants, en mettant l’accent sur la vie de Ronald Siwicki plutôt que sur le crime.

Lors du procès, il a été dévoilé que M. Siwicki et sa mère avaient une relation proche, et presque malsaine — elle lui disait comment passer son temps, et avec qui.

L’avocat de la défense, Mike Cook, a déclaré que M. Siwicki était un «prisonnier dans sa propre maison».

M. Siwicki avait promis à sa mère qu’elle pourrait mourir à la maison, mais il n’avait pas pu gérer ses problèmes de santé, a-t-on entendu au procès. Lorsqu’elle est tombée de son lit, son fils lui a fourni des boissons nutritionnelles et de l’eau, mais il n’a jamais sollicité de l’aide.